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La qualité du sommeil dépendrait aussi du fait d’être un homme ou une femme

Crédits : Pixabay/DieterRobbins

Les femmes ont deux fois plus de chances d’être atteintes d’insomnie, un exemple montrant que les femmes sont plus vulnérables que les hommes face aux perturbations du sommeil. Existe-t-il un lien entre l’horloge biologique relative au sommeil et le fait d’être un homme ou une femme ?

Selon la Doctorante Diane B. Boivin, du département de psychiatrie de l’Université McGill et de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas (Québec, Canada), la réponse est oui. La chercheuse a publié ses résultats dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) le 28 juin 2016. Elle a pu prouver que l’horloge biologique affecte différemment les hommes et les femmes, et ce en contrôlant pour ces dernières leur cycle menstruel et l’utilisation faite de contraceptifs hormonaux.

« Cette différence observée entre les sexes est essentielle pour comprendre que les femmes sont plus susceptibles d’avoir leur sommeil perturbé que les hommes » indique-t-elle.

L’étude porte sur 15 hommes et 11 femmes chez qui l’on a comparé les variations du sommeil et de l’éveil, que leur horloge biologique régule habituellement. Les femmes volontaires ont une ovulation normale et ont été observées lors de deux phases distinctes de leur cycle menstruel. D’ailleurs, des recherches antérieures menées par la même scientifique ont déjà prouvé l’altération des rythmes biologiques de la température et du sommeil par ce même cycle menstruel.

« Nos participants n’ont pas manifesté de troubles du sommeil durant notre étude. Néanmoins, nos résultats nous aident à comprendre, entre autres, pourquoi les femmes sont plus susceptibles que les hommes de se réveiller plus tôt le matin et de se sentir fatiguées après une nuit de sommeil. La nuit, les femmes ont aussi des niveaux de vigilance plus bas que les hommes » explique Diane B. Boivin, affirmant également que les femmes ont leur horloge biologique réglée sur un fuseau horaire situé plus à l’est.

Ces observations peuvent permettre d’affirmer que par exemple, les femmes sont moins adaptées biologiquement au travail de nuit, malgré que des recherches plus poussées sont nécessaires pour aller plus loin sur cette question.

Sources : Techno ScienceSanté Magazine