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Le projet de base lunaire de l’ESA avance doucement mais sûrement

Crédits : capture Youtube / ESA

Depuis 2015, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) nourrit l’espoir d’établir une colonie sur la Lune, une base permanente. Avec le temps, cette idée s’impose de plus en plu, et celle-ci pourrait prendre forme dans une poignée de décennies.

Lorsque l’on évoque la notion d’exploration – ou de colonisation – spatiale, la planète Mars revient dans la plupart des cas. Or pour l’ESA, construire une base sur la Lune serait une première étape de la colonisation de l’espace, une sorte de « village extraterrestre » comme l’indique Jan Wörner, directeur de l’ESA, dans le cadre d’une « vision de coopération globale ».

Pour l’instant, l’ESA a recueilli 150 signatures favorables à la construction de cette base lunaire, le but étant de résoudre la question des moyens et des partenaires scientifiques. Il leur a également été demandé de participer à une étude dont le but était d’évaluer leur degré d’implication dans le cas où un tel projet serait mené.

Les deux plus importants partenaires nationaux de l’ESA sont la NASA et l’agence spatiale russe Roscosmos. Ceux-ci se sont d’ailleurs déjà lancés dans des projets visant la Lune. La NASA a évoqué en mars 2017 son programme Deep Space Gateway, dont le but est de mettre au point une station spatiale placée en orbite autour de la Lune, qualifiée de « porte des étoiles ». Alors que l’ESA collabore sur le projet évoqué ci-avant, celle-ci a également fourni les technologies pour Lunar 27, une mission d’atterrisseur lunaire mené par Roscosmos.

Par ailleurs, la Chine devrait pour la première fois collaborer avec l’ESA dans la construction de ce village lunaire. La Lune intéresse tout ce petit monde dans le cadre du lancement des futures missions d’exploration vers la planète Mars, mais aussi à des fins commerciales, puisqu’il est question d’y faire venir des touristes.

Également, la Lune intéresse pour ses ressources et pourrait devenir partiellement une mine. Ses sols tendres et faciles à creuser regorgeraient d’hélium 3, d’oxygène, de silicium et autres métaux tels que le fer, l’aluminium, le titane ou encore le chrome.

Évidemment, comme la Station spatiale internationale (ISS), la station lunaire présenterait des attraits touchant à la science et de nombreuses expériences pourraient y être menées. Pouvons-nous avoir l’espoir que la Lune ne soit pas colonisée à des fins commerciales seulement ?

« Nous ne sommes pas les maîtres de la Lune. Nous avons besoin de régulations fondamentales pour la protection de la Lune et pour des fins pacifiques », déclarait Jan Wörner en 2016.

Sources : Sciences et AvenirMashable