in

En réalité, ce programme américain faisait plus que d’enquêter sur les ovnis

ovni trou de ver
Crédits : Genty/Pixabay

Le programme avancé d’identification des menaces aérospatiales (AATIP) du gouvernement américain était certes chargé d’enquêter sur les ovnis. Toutefois, des documents récemment publiés font également la lumière sur des recherches axées sur les trous de ver et autres capes d’invisibilité. Il aurait même été question de forer très profondément dans la Lune pour en tirer un matériau spécial.

Ovnis, cape d’invisibilité, trous de ver…

Depuis que son existence a été révélée par le New York Times en 2017, l’Advanced Aerospace Threat Identification Program (AATIP), financé par la Defense Intelligence Agency (ou DIA), fait l’objet d’une fervente curiosité de la part des militants de la transparence gouvernementale et autres fans de science-fiction.

Officiellement, le programme (aujourd’hui disparu) étudiait les phénomènes liés aux ovnis. Officieusement, il se concentrait également sur d’autres domaines de recherches plus ou moins futuristes, selon des dizaines de documents obtenus par Vice grâce à une demande de Freedom of Information Act (FOIA) déposée il y a quatre ans.

Les documents, qui comprennent près de 1 600 pages de rapports, propositions, contrats et notes de réunion, révèlent en effet certaines des priorités les plus étranges de l’AATIP. Certains traiteraient ainsi de la viabilité de diverses technologies avancées liées aux « capes d’invisibilité« , aux « trous de ver traversables« , à « l’énergie négative« , à des « communications par ondes gravitationnelles à haute fréquence » ou encore à la « manipulation de dimensions supplémentaires« .

De nombreux rapports soulignent évidemment les difficultés pratiques et politiques de la mise en œuvre de ces idées. Toutefois, certaines seraient à la portée de la technologie actuelle. Le rapport fait notamment référence à des dispositifs de camouflage capables de rendre des objets invisibles aux capteurs à micro-ondes, tels que les radars et les détecteurs de mouvement.

trous de ver ovni
Crédits : deselect/Pixabay

Voyage au centre de la Lune

D’autres papiers n’hésitent pas non plus à faire des propositions audacieuses dans le but de développer ces technologies de pointe. Dans un rapport sur la propulsion de masse négative, les auteurs proposent notamment un plan visant à rechercher des métaux « 100 000 fois plus légers que l’acier« , mais tout aussi résistants au centre de la Lune. Pour ce faire, les auteurs suggéraient de creuser un tunnel à travers la croûte et le manteau lunaires au moyen d’explosifs thermonucléaires.

On ignore si ces documents ont conduit ou non à des investissements à long terme pour certaines de ces technologies. Selon Vice, une grande partie du programme de l’AATIP reposait sur la recherche sous contrat d’une société privée appelée Bigelow Aerospace Advanced Space Studies (BAASS). La société, dirigée par Robert Bigelow, un ami de l’ancien sénateur Harry Reid, qui était responsable de la création de l’AATIP, aurait ainsi bénéficié d’un contrat de dix millions de dollars pour sa première année de recherche.

Rappelons également que dernier dépôt de documents intervient seulement trois semaines après que le tabloïd britannique The Sun ait obtenu plus de 1 500 pages de documents liés à de prétendues rencontres d’ovnis cataloguées par l’AATIP. Parmi les documents figurait un rapport sur les effets biologiques présumés de ces rencontres d’OVNI, dont des grossesses non expliquées.