Un nouveau procédé permettant de recycler 98 % du lithium des batteries électriques

batterie voiture électrique
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Alors qu’une nouvelle réglementation a récemment vu le jour dans l’Union européenne au sujet du recyclage des batteries, des chercheurs basés en Suède ont dévoilé une nouvelle méthode de récupération des métaux. Elle permettrait de recycler le lithium à hauteur de 98 % et l’intégralité de l’aluminium.

Une nouvelle méthode pour récupérer le lithium

En juillet 2023, l’Union européenne a établi de nouvelles règles pour le recyclage des batteries, notamment celles qui permettent le fonctionnement des voitures électriques. Avant 2031, les acteurs du marché devront recycler au moins 16 % du cobalt, 6 % du lithium et du nickel ou encore 85 % du plomb. À cette même date, les entreprises devront recycler au moins 70 % du poids des batteries. Dans cette optique, le département de chimie et de génie chimique de l’Université de Chalmers (Suède) a détaillé une nouvelle méthode d’extraction des métaux le 17 octobre 2023.

Selon les chercheurs, la méthode en question devrait permettre de récupérer 100 % de l’aluminium et 98 % du lithium que contiennent les batteries des voitures électriques. De plus, à l’inverse des méthodes actuelles, il n’est absolument pas question d’utiliser des produits chimiques, ces derniers étant à la fois coûteux, nocifs et polluants.

Des recherches prometteuses, mais à affiner

La méthode semble assez simple, mais une étape s’avère plus difficile : déterminer les conditions idéales de récupération des métaux, notamment en termes de température, de durée et de concentration des métaux. Dans un premier temps, les scientifiques ont retiré le contenu des cellules de batteries en fin de vie avant de la broyer pour obtenir un genre de poudre noire. Ensuite, cette poudre a été dissoute dans l’acide oxalique, un acide organique d’origine végétale sans danger ni impact environnemental.

poudre noire black mass
Crédits : Marat Musabirov / iStock

Le mélange noir obtenu a ensuite été filtré afin de générer un liquide aux teintes vertes dans lequel se trouvent le lithium, l’aluminium et certains débris solides contenant d’autres matériaux. La dernière étape n’est autre que la séparation de l’aluminium et du lithium, mais le procédé reste à définir, car les deux métaux ont des propriétés différentes. Néanmoins, les chercheurs estiment que cela ne devrait pas être très difficile.

Dans leur communiqué, les chercheurs rappellent que jusqu’à maintenant, aucun scientifique n’a pu établir des conditions parfaites pour la récupération le lithium à l’aide d’acide oxalique. Cependant, les recherches se poursuivent et pourraient donner lieu à une démocratisation à grande échelle de cette nouvelle méthode. Cela impliquera notamment de se passer des nombreuses étapes de purification nécessaires à la récupération de lithium, dont l’effet indésirable est la perte d’une partie de ce métal précieux.