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Privatiser la Station Spatiale Internationale, bonne ou mauvaise idée ?

Crédits : NASA Jet Propulsion Laboratory

L’administration Trump désire transformer la Station spatiale internationale (ISS) en une sorte de projet qui sera géré par des entreprises du secteur privé. Sur le papier, cela ne semble pas être une mauvaise idée.

La gestion de l’ISS, prochaine étape logique de l’exploration spatiale ? Selon le Washington Post, qui s’est procuré un document de la NASA, le président américain et son administration pensent à stopper le financement de la station internationale, qui a nécessité un investissement de 100 milliards de dollars depuis 1998 de la part des États-Unis, pays qui reste de loin le plus important contributeur.

Jusqu’à maintenant et encore pendant cinq années, le financement de l’ISS relève de la responsabilité des agences spatiales telles que la NASA, l’ESA, Roscosmos (Russie), l’ASC (Canada) ainsi que la JAXA (Japon). Onze pays européens y contribuent également à titre individuel, dont la France.

« La décision de mettre fin au soutien fédéral direct pour l’ISS en 2025 ne signifie pas que la plateforme elle-même sera retirée de l’orbite à ce moment-là – il est possible que l’industrie puisse continuer à faire fonctionner certains éléments ou capacités de l’ISS dans le cadre d’une future plateforme commerciale », indique le document de la NASA.

Les États-Unis voudraient donc passer le flambeau à des entreprises privées du secteur spatial, et aideront à leur développement dans ce but à hauteur de 150 millions de dollars. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une idée propre à l’administration Trump, puisque déjà en 2004, George W. Bush voulait que les États-Unis quittent ce partenariat en 2016.

Cependant, Barack Obama a cédé aux demandes de la NASA et a reconduit le financement jusqu’en 2024. Mais en 2011, ce dernier a également encouragé la création du Center for the Advancement of Science in Space (CASIS), dont le but est de développer la recherche privée à bord de la station spatiale. Ainsi, le retrait des États-Unis du financement de l’ISS était déjà en marche il y a quelques années, doucement mais sûrement.

Alors que l’ISS est désormais jugée vieillissante dans sa conception, sa gestion ou encore sa technologie, celle-ci devrait laisser sa place dans quelques années à la station spatiale chinoise et peut-être à d’autres issues du secteur privé. L’ISS, principalement un lieu de recherche en microgravité qui le restera, deviendra également un lieu pour riches touristes en quête de sensations fortes, tandis que l’exploration spatiale se tournera logiquement vers la Lune et Mars.

Sources : Washington PostMashable

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