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La définition de planète pourrait être modifiée, ce qui changerait beaucoup de choses !

Crédits : iStock

Un manifeste signé par des astronomes de la NASA propose de redéfinir la définition d’une planète. Si la proposition venait à tenir, on dénombrerait au moins cent nouvelles planètes dans notre système solaire, y compris Pluton et notre propre Lune.

Et si la Lune était considérée comme une planète ? Et si Pluton faisait son come-back dans le club très fermé des planètes de notre Système solaire ? La définition officielle de l’Union astronomique internationale considère aujourd’hui une planète comme un corps devant orbiter autour du soleil, mais aussi être globalement rond et stable. Enfin, une planète doit avoir « nettoyé son voisinage sur son orbite ». Mais cette définition qui date de 2006 pose problème à certains chercheurs qui proposent aujourd’hui d’examiner les propriétés physiques intrinsèques de ces corps célestes et non pas leurs interactions avec notre étoile.

Dans leur manifeste, notamment signé du célèbre astronome Alan Stern qui dirige la mission New Horizon sur Pluton, six chercheurs expliquent que le fait de ne pas considérer Pluton et d’autres corps célestes comme des planètes réduit en effet l’intérêt du grand public pour des missions d’exploration. Rappelons au passage que la pauvre Pluton fut « rétrogradée » au statut de planète naine en août 2006. Nos chercheurs, qui n’ont pas tout à fait digéré la nouvelle, proposent alors une définition plus « élargie » pouvant se résumer ainsi :

« Une planète est un corps de masse sous-stellaire qui n’a jamais subi la fusion nucléaire et qui dispose d’une autogravitation suffisante pour prendre une forme sphérique décrite par un ellipsoïde triaxial, indépendamment de ses paramètres orbitaux ». Pour faire simple, nous parlons ici « d’objets ronds dans l’espace qui sont plus petits que les étoiles ». En réalité, cette définition permet d’exclure tous les grands phénomènes astrophysiques (trous noirs, naines blanches, etc.), mais aussi les petits astéroïdes qui ne sont pas sphériques, car pas assez massifs.

Mais avec une telle définition, n’y aurait-il pas alors trop de planètes ? Cela signifierait en effet que notre Lune et d’autres lunes du système solaire telles que Titan, Encelade, Europa ou encore Ganymède seraient toutes considérées comme des planètes à l’instar de Pluton et de plusieurs dizaines de corps célestes orbitant dans la ceinture de Kuiper. Pour les auteurs du manifeste, le nombre importe et ils affirment qu’il serait plus judicieux d’apprendre « les zones du système solaire » et les planètes qui les peuplent. Cela inclurait la zone la plus proche avec les planètes rocheuses, la zone moyenne où les géantes gazeuses orbitent et la troisième zone constituée de planètes gelées.

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