Prévisions optimistes pour l’espérance de vie d’ici 2050 malgré les menaces

espérance de vie
Crédits : Dovapi/istock

Selon les dernières conclusions de l’étude Global Burden of Disease Study (GBD) 2021, l’espérance de vie mondiale devrait connaître une augmentation notable d’ici 2050. Les données prévoient une augmentation de 4,9 ans chez les hommes et de 4,2 ans chez les femmes entre 2022 et 2050.

Des projections à 2050

L’étude Global Burden of Disease Study (GBD) 2021 propose des projections concernant l’évolution de la charge de morbidité et des facteurs de santé jusqu’en 2050. Ces prévisions revêtent une grande importance pour les décideurs politiques et le grand public, car elles peuvent orienter les politiques de santé, les investissements et la planification à long terme dans ce domaine.

Pour réaliser ces prévisions, les chercheurs ont utilisé des modèles qui prennent en compte divers facteurs de santé, tels que l’indice sociodémographique (IDS) et l’exposition aux facteurs de risque. Ils ont fourni des projections par cause de mortalité, des années de vie perdues, des années vécues avec un handicap et des années de vie ajustées sur l’incapacité par âge et par sexe pour 204 pays et territoires. Voici les résultats de ces travaux.

Une augmentation de l’espérance de vie mondiale jusqu’en 2050

En 2022, l’espérance de vie mondiale était de 73,6 ans. Selon les projections, elle devrait atteindre 78,1 ans d’ici 2050, soit une augmentation de 4,5 ans. Cela représente une amélioration significative de la santé et de la qualité de vie à l’échelle mondiale.

Une croissance plus lente par rapport à avant la pandémie de COVID-19

Avant la pandémie de COVID-19, la croissance de l’espérance de vie était plus rapide. Par exemple, entre 2010 et 2020, l’espérance de vie mondiale a augmenté d’environ cinq ans. Cependant, en raison des défis posés par la pandémie, cette croissance a ralenti avec des perturbations dans les systèmes de santé, des taux de mortalité plus élevés dus au virus lui-même et des impacts indirects sur la santé publique.

Des gains plus importants dans les régions où l’espérance de vie est actuellement plus faible

Actuellement, les écarts d’espérance de vie entre les régions du monde sont importants. Par exemple, en Afrique subsaharienne où les conditions de vie et les systèmes de santé sont souvent moins développés, l’espérance de vie est considérablement plus basse que dans les régions plus riches.

Cependant, les projections suggèrent que ces régions devraient connaître des gains plus importants. En Afrique subsaharienne par exemple, l’espérance de vie pourrait augmenter de plus de cinq ans, passant de 61 ans en 2022 à environ 66 ans en 2050.

Une convergence entre les régions

En raison de ces gains plus importants dans les régions où l’espérance de vie est actuellement plus faible, une convergence entre les régions est prévue. Par exemple, en 2022, l’espérance de vie dans les régions à revenu élevé était d’environ 80 ans, tandis qu’en Afrique subsaharienne, elle était d’environ 61 ans. Cependant, avec les gains projetés, ces écarts devraient se réduire progressivement, contribuant ainsi à une plus grande égalité en matière de santé à l’échelle mondiale.

population huit milliards espérance de vie
Crédits : meguraw645 / Pixabay

D’autres données à prendre en compte

L’étude, publiée dans The Lancet, révèle également que le fardeau total des DALY (années de vie perdues en raison d’une mauvaise santé et d’un décès prématuré) devrait augmenter dans chaque région, principalement en raison du vieillissement et de la croissance démographique. Cela signifie que la somme des années de vie perdues en raison de la maladie et du décès prématuré devrait croître dans toutes les régions du monde.

Le vieillissement de la population entraîne en effet une augmentation des maladies liées à l’âge, ce qui contribue à cette augmentation du fardeau des DALY. De plus, la croissance démographique signifie qu’il y aura plus de personnes dans chaque région, ce qui peut conduire à une augmentation absolue du nombre de personnes qui souffrent de maladies et de décès prématurés, même si les taux de maladie par habitant restent stables.

Enfin, la transition de la charge de morbidité des maladies transmissibles aux maladies non transmissibles (MNT) se poursuivra, avec des conséquences importantes pour la santé publique. Les principaux changements sont observés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud où la part des DALY attribués aux MNT devrait augmenter de manière significative.

En somme, bien que l’espérance de vie continue d’augmenter et que la charge de morbidité évolue, la prévention et le traitement des maladies non transmissibles restent des défis majeurs. Les investissements et les politiques visant à réduire l’exposition aux facteurs de risque et à améliorer l’accès aux soins de santé joueront ainsi un rôle crucial dans l’amélioration de la santé mondiale d’ici 2050.