Quand les navires de croisière doivent se préparer face à la menace tsunami

paquebot de croisière
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Les paquebots de tourisme sont potentiellement en danger en cas de tsunami. Or, ces violents raz-de-marée peuvent notamment survenir après des glissements de terrain, eux-mêmes actuellement favorisés par le réchauffement climatique. Ce sujet a été récemment traité lors d’un sommet.

Une future « épidémie de tsunamis »

Lorsque nous pensons aux tsunamis, nous imaginons ce brusque mouvement d’un grand volume d’eau formant des vagues destructrices après un fort séisme. Nombreuses sont les personnes qui se souviennent du tsunami de 2004 dans l’océan Indien ou encore de celui qui a généré l’accident nucléaire de Fukushima (Japon) en 2011. Toutefois, il existe un autre type de tsunami auquel nous pensons moins, à savoir ceux qui se forment suite à des glissements de terrain.

Comme l’explique le média Quartz dans un article du 11 juin 2024, des spécialistes du sujet et des capitaines de navires se sont réunis lors d’un sommet en Alaska (États-Unis). L’objectif ? Élaborer de nouvelles directives en cas de vague instantanée, autrement dit en cas de tsunami généré par un glissement de terrain. Ces nouvelles recommandations devraient servir aux paquebots de tourisme qui croisent dans plusieurs régions sensibles au phénomène, notamment l’Alaska, le Chili, le Groenland, la Norvège et la Nouvelle-Zélande.

Dans un avenir proche, une « épidémie de tsunamis » causée par des glissements de terrain, ces derniers eux-mêmes favorisés par l’actuel réchauffement climatique, pourrait en effet survenir. Or, il est impossible de ne pas penser aux minutes qu’aurait un navire pour réagir face à ce type de vague géante.

vague tsunami
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Le tsunami : un danger bien réel

Citons par exemple le glissement de terrain qui a eu lieu en 2015 dans le fjord Taan en Alaska. La chute d’environ 180 millions de tonnes de roches a généré une vague gigantesque de 193 mètres de hauteur. Cette vague a ensuite pris le chemin du large, gagnant de la vitesse au fur et à mesure que la profondeur augmentait. Heureusement, aucun navire ne traversait dans la zone le jour de l’incident. Il s’avère que le Service des parcs nationaux en Alaska est très concerné par le problème, au niveau de la Baie des Glaciers. Chaque jour, au moins deux navires de tourisme passent dans la zone et le risque de voir des milliers de personnes perdre la vie existe bel et bien. Prévenir ce genre catastrophe semble donc plus que bienvenu.

Alors que le compte-rendu du sommet n’est pas encore disponible, les manœuvres aujourd’hui possibles ne sont pas légion. Un capitaine qui fait face à un tsunami peut choisir de faire échouer son navire en espérant ne pas trop être impacté ou faire l’exact inverse, à savoir filer vers le large et tenter d’éviter le drame.