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Les premières fleurs de l’espace ont été mises en culture

Crédits : NASA

Ce lundi 16 novembre 2015, le système de culture appelé VEGGIE a été activé par l’astronaute Kjell Lindgren, présent à bord de la Station Spatiale Internationale. C’est un plant de Zinnia qui a été mis en culture, et les premières fleurs devraient arriver au tout début de l’année 2016.

Déjà utilisé à l’été dernier pour faire pousser des feuilles de salade à bord de l’ISS, le système baptisé VEGGIE, qui permet la culture en apesanteur, a été activé de nouveau ce 16 novembre 2015 par l’astronaute Kjell Lindgren. Cette fois-ci, ce sont des fleurs qui vont devoir pousser, un plant de Zinnia, à bord de la Station, une opération plus complexe. « La croissance d’une plante à fleurs est bien plus difficile que la pousse d’une plante végétative comme la laitue. L’éclairage et d’autres paramètres environnementaux sont plus critiques » explique Massa Gioia du Centre spatial Kennedy.

Il avait fallu 30 jours aux feuilles de salade pour pousser à bord de l’ISS, il en faudra 60 pour la Zinnia. Kjell Lindgren sera en charge du système VEGGIE et devra donc activer les diodes luminescentes rouges, vertes et bleues qui fournissent le cocktail lumineux nécessaire, ainsi que le système du tube qui fournit le plant en eau et en éléments nutritifs. « Le test avec les zinnias contribuera à faire progresser notre connaissance sur la façon dont les plantes fleurissent dans le système VEGGIE. C’est une première étape vers un jardin dans l’espace » déclare Trent Smith, responsable du programme.

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Crédits : Veggie/ NASA

Après la salade et donc les fleurs, ce sera au tour des tomates d’être cultivées en apesanteur, une expérience prévue pour 2017. Mais une nouvelle expérience portant sur les salades est également prévue, avec l’astronaute Britannique Tim Peake qui partira en décembre vers la Station Spatiale Internationale accompagné d’un million de graines de salade roquette, qui seront plantées six mois après, à son retour sur Terre. L’objectif sera là de comprendre comment la microgravité peut modifier la viabilité des semences.

Source : Nasa

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Rédigé par David Louvet-Rossi