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La première vidéo jamais filmée d’un bébé araignée éclore d’un mystérieux « Silkhenge »

Crédits : Capture vidéo

Dans les jungles collantes d’Amérique du Sud, une araignée mystérieuse bâtit des structures de soie étranges et très élaborées appelées « Silkhenge ». Pour la toute première fois, des chercheurs ont pu filmer la naissance d’une araignée microscopique en train d’éclore de l’une de ces structures complexes, offrant une occasion inespérée aux chercheurs de pouvoir étudier la vie secrète de ces araignées.

En 2013, la photographie d’une structure en soie tout à fait particulière faisait jaser les scientifiques. En effet, elle montrait une forme de construction qui n’avait jamais été observée dans la nature auparavant. Depuis lors, les scientifiques les ont repérés au Pérou, en Guyane française, en Équateur, mais la plupart ont été vues près de Tambopata, dans l’Amazonie péruvienne. Les araignées responsables ne sont encore pas identifiées et personne n’a encore jamais observé ces arachnides réaliser ces œuvres d’art. Ainsi, beaucoup de mystères planent encore autour de ces structures.

Six mois plus tard, les entomologistes Phil Torres et Lary Reeves, de l’université de Floride, se sont rendus sur place pour tenter d’y voir un peu plus clair. Seulement trois jours après avoir prélevé un échantillon de l’une de ces structures, les deux scientifiques ont pu voir des petites araignées sortir de leur échantillon et ont ainsi conclu que ces constructions étaient en réalité des sortes de sacs à œufs d’araignées microscopiques entourés d’anneaux de soie de seulement quelques centimètres de diamètre destinés à protéger la progéniture des parasitoïdes volants.

Et il y a quelques jours, les deux scientifiques ont eu la chance de pouvoir filmer pour la première fois la naissance de trois de ces arachnides émergeant d’un seul et même œuf de soie en Équateur, au parc national Yasuní.

Témoigner de cet événement aura permis aux scientifiques de prélever l’un des nouveau-nés pour une analyse d’ADN. Il n’y a jusqu’à présent pas suffisamment de données pour déterminer s’il s’agit d’une toute nouvelle espèce. L’un des chercheurs souligne notamment que ces araignées ne sont pas nécessairement rares, mais qu’elles n’ont tout simplement pas été étudiées en détail jusqu’à présent.

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