in

Pour la première fois de l’Histoire, une sonde a été mise en orbite autour d’une comète

Crédits : ESA/Rosetta/MPS

Ce mercredi 6 août, la sonde Rosetta est arrivé à destination après un périple qui aura duré près de 10 ans. Dès lors, après sa mise en orbite, son objectif sera de percer les mystères de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko et par la même occasion, d’en apprendre davantage sur l’évolution de notre système solaire depuis sa création.

C’est un rendez-vous historique qui s’est produit ce matin. Après avoir parcouru plus de six milliards de kilomètres depuis son lancement le 2 mars 2004, la sonde Rosetta a enfin atteint son objectif, la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Ce mercredi matin, la sonde a entamé une phase cruciale de sa mission. En effet, à seulement 100 kilomètres de sa cible, les ingénieurs lui ont fait réaliser les manœuvres (périlleuses) nécessaires à sa mise en orbite autour de la comète. « La manœuvre du 6 août va nous mettre sur le premier arc de ce qu’on appelle les pyramides, des orbites hyperboliques autour de la comète, qui nous maintiennent plus ou moins à 100 kilomètres », expliquait ainsi Sylvain Lodiot, responsable des opérations de vol de Rosetta à l’Agence spatiale européenne, relayé par le site le point.

Rosetta va désormais pouvoir prendre de nombreuses photos de la surface de 67P/Tchourioumov-Guérassimenko afin non seulement d’en apprendre davantage sur la comète, mais également dans le but de trouver un site d’atterrissage pour le module Philae qui devrait fouler sa surface en novembre 2014. Cet appareil, muni de nombreux outils de mesure, aura comme mission d’analyser les matériaux présents dans le sol du corps céleste. Ce dernier étant âgé de 4,5 milliards d’années, tout comme la Terre, il y a fort à parier pour que son analyse permette d’en apprendre davantage sur les origines de notre planète et de notre système solaire.

De nombreuses informations déjà disponibles

Rosetta n’a cependant pas attendu d’arriver aussi près de la comète pour nous fournir des informations. Ainsi, dès le 25 juillet, les ingénieurs de l’Agence spatiale européenne ont pu observer le noyau et la chevelure de la comète grâce à la caméra Osiris-Nac, embarquée à bord de la sonde. D’autres images ont d’ailleurs montré que le noyau de 67P/Tchourioumov-Guérassimenko avait une constitution particulière puisqu’il est en fait composé de deux lobes imbriqués l’un dans l’autre.

La température moyenne de la surface de la comète, évaluée à -70°C, semble quant à elle trop chaude pour que le corps céleste soit uniquement composé de glace. Les scientifiques de l’Agence spatiale européenne pensent plutôt que la comète serait constituée majoritairement d’une « croûte poussiéreuse et foncée ». « Ce résultat est très intéressant, dans la mesure où il nous donne de premiers éléments sur la composition et les propriétés physiques de la surface de la comète », peut-on ainsi lire sur un article publié sur le site du CNRS.


Sources: lepointleparisienSciencesetAvenir