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Les prématurés sont-ils plus à même de développer des troubles mentaux à l’âge adulte ?

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En France, près de 60 000 enfants naissent prématurés chaque année. De nombreux facteurs de risque viennent favoriser ces grossesses prématurées (alcool, tabac, régime alimentaire, âge, fatigue, etc.), mais aussi des troubles physiologiques directs (grossesse multiple, infection, etc.) et indirects (hypertension artérielle, diabète, etc.). À leur naissance, ces bébés prématurés sont beaucoup plus fragiles aussi bien physiologiquement que mentalement. Une nouvelle étude vient de révéler que les enfants nés prématurés auraient plus de chance de développer des troubles mentaux tels que de l’anxiété ou de la dépression. On vous explique pourquoi !

Durant l’enfance et l’adolescence, certains enfants doivent faire face à des situations de harcèlement et des problèmes familiaux. Ces expériences de vie laissent des traces qui seraient d’autant plus conséquentes sur les enfants nés prématurés, dont le poids était inférieur ou égal à 1 kg à leur naissance. Dans un article publié dans la revue scientifique The Journal of Child Psychology and Psychiatry, une équipe de chercheurs de l’Université de McMaster (Ontario – Canada) nous révèle les impacts mentaux provoqués par un environnement social à risques sur les enfants nés prématurés.

D’après Ryan J. van Lieshout et son équipe, les enfants nés à court terme seraient plus sensibles aux stress sociaux que des enfants dont le développement embryonnaire serait arrivé à terme. Pour arriver à ces résultats, les scientifiques ont étudié le profil de 179 prématurés et de 145 non-prématurés nés entre 1977 et 1982. C’était donc presque quarante ans d’histoires que les chercheurs ont pu éplucher et mettre en lien avec la prématurité du sujet !

Crédits : jcall/Pixabay

Ils se sont tout d’abord rendu compte que la prématurité d’un enfant l’exposait généralement à un environnement social beaucoup moins à risques que chez un enfant non prématuré, mais aux répercussions beaucoup plus intenses. Autre que le harcèlement, d’autres facteurs de risques tels que l’anxiété ou la dépression maternelle, ainsi que les problèmes familiaux ont été pris en compte. Ces stress familiaux perturbateurs pour l’enfant augmenteraient les risques de développer des maladies mentales à l’âge adulte.

Ce serait donc la prématurité de l’enfant qui déclencherait par le biais des parents une augmentation de facteurs à risque favorables au développement à long terme de troubles mentaux. L’équipe de chercheurs s’intéresse maintenant aux facteurs promouvant une meilleure santé mentale chez ces prématurés.

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