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Nous pourrions trouver de la vie extraterrestre dans l’atmosphère de naines brunes

Crédits : Nasa

Une étude récente suggère que nous pourrions trouver de la vie extraterrestre dans l’atmosphère de naines brunes, ces « étoiles ratées », dont certaines flottent librement dans l’Univers.

Nous savons qu’il existe pléthore d’objets qui ne sont ni vraiment des étoiles, ni franchement des planètes et que l’on appelle des naines brunes. On les appelle parfois aussi, à l’instar de Jupiter, des « étoiles ratées ». Une dénomination peu flatteuse qui se justifie par le fait que, bien que très majoritairement composés de gaz comme les étoiles, ces objets sont trop peu massifs pour que les températures internes permettent des réactions de fusions thermonucléaires. Malgré tout, les naines brunes pourraient bien nous surprendre, là où on ne les attendait pas.

Elles seraient en effet des milliards dans la Voie lactée. Plusieurs milliers ne seraient d’ailleurs même pas en orbite autour d’un soleil (une dizaine devraient exister dans un rayon de 30 années-lumière autour du Soleil). Et selon les calculs de chercheurs de l’Université d’Édimbourg au Royaume-Uni, certains de ces objets célestes plusieurs fois plus massifs que Jupiter seraient assez chauds pour avoir des températures de surface similaires à celles de la Terre, et donc pourrait permettre à la vie de se développer. L’équipe, menée par le planétologue Jack Yates, s’est d’ailleurs penchée sur la dénommée WISE 0855-0714, une naine brune située à 7 années-lumière du Système solaire. Les données récoltées suggèrent en effet qu’il y aurait des nuages de vapeur d’eau dans la haute atmosphère de la naine brune pouvant soutenir des formes de vies microbiennes ou plus probablement de la taille des virus.

Dans leur papier publié sur axirv, les chercheurs se sont appuyés sur les travaux initiés par Carl Sagan et Edwin Salpeter en 1976 suggérant que des formes de vie pouvaient exister dans l’atmosphère de Jupiter. Les profondeurs de la géante abritent en effet des couches où les températures et les pressions peuvent ressembler à celles qui ont permis l’apparition puis le développement de la vie sur Terre. Bien que constituée majoritairement d’hydrogène et d’hélium, l’atmosphère de Jupiter contient aussi du méthane, de l’ammoniac, du sulfure d’hydrogène et un peu d’eau. Il y a donc les atomes nécessaires à la fabrication des molécules organiques du vivant.

Ainsi l’hypothèse avancée par Sagan suggérait que la vie ne nécessiterait pas de sol dur pour survivre, Jupiter étant une géante gazeuse. Yates et son équipe pensent alors que de tels organismes pourraient également prospérer sur les naines brunes et si tel était le cas, il y aurait donc plusieurs milliards de ces lieux potentiellement habitables rien que dans notre galaxie.  

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