in

Nous pourrions avoir détecté une nouvelle forme d’ondes gravitationnelles

Crédits : Dana Berry, SkyWorks Digital, Inc./Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics

Si l’on en croit certains dires, il se pourrait qu’une nouvelle détection d’ondes gravitationnelles soit très prochainement annoncée. Celles-ci ne seraient cette fois-ci pas le fruit d’une collision entre deux trous noirs, mais de deux étoiles à neutrons.

Les rumeurs vont bon train, même dans le domaine de l’astrophysique. Le 18 août dernier, le chercheur J. Craig Wheeler, de l’université du Texas, publiait un tweet annonçant que LIGO avait peut-être détecté une nouvelle forme d’ondes gravitationnelles. La source de cette onde gravitationnelle pourrait être la collision de deux étoiles à neutron. À ce stade, nous sommes dans le domaine de la spéculation, car rien n’a été officiellement confirmé ou réfuté, mais suite à cette « annonce » de nombreux télescopes, dont Hubble, ont tourné leur objectif en direction de la possible source de cet événement située dans la galaxie elliptique NGC 4993, à 130 millions d’années-lumière dans la constellation de l’Hydre.

Si la découverte venait à se confirmer, elle pourrait considérablement élargir notre compréhension des ondes gravitationnelles et des événements dramatiques qui en sont à l’origine. Pour ceux qui auraient besoin d’un petit cours de rattrapage, les ondes gravitationnelles ont été découvertes par LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) en 2015, cent ans après avoir été prédites par Einstein. Ces vagues sont des petites ondulations dans l’espace-temps produites par les événements les plus explosifs de l’Univers, et être capable de les détecter nous invite à repenser l’Univers dans lequel nous vivons. Pour vous mettre ça en perspective, imaginez-vous tout à coup être doté d’un nouveau sens, en plus de la vue, de l’odorat, de l’ouïe, du goût et du toucher pour explorer le monde.

Les premières ondes gravitationnelles recueillies il y a deux ans ont été produites lorsque deux trous noirs se sont heurtés il y a environ 1,3 milliard d’années. Il y a quelques jours Mika McKinnon, de New Scientist, annonçait que plusieurs télescopes optiques avaient depuis tourné leur attention vers une galaxie connue sous le nom de NGC 4993, à environ 130 millions d’années-lumière de notre planète. Seulement quatre jours après le tweet de Wheeler, Hubble repérait une possible fusion d’étoiles neutroniques dans la galaxie. De son côté, le porte-parole de LIGO, David Shoemaker, n’a pas confirmé ou réfuté les rumeurs. L’homme a tout de même assuré qu’une série d’observations « très excitante prendrait fin à partir du 25 août. Nous attendons avec impatience de publier une mise à jour de haut niveau à ce moment-là », a-t-il ajouté.

Traduction et adaptation  de Science Alert.