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Pourrait-on détecter un virus “zombie” avant qu’une épidémie ne se produise ?

Crédits : Daniel Hollister / Flickr

Invisibles, les virus sont également capables de se propager rapidement. C’est pourquoi il est important de les détecter avant qu’une épidémie ne se produise. Dans la fiction (The Walking Dead par exemple), l’Homme n’est pas préparé à ce genre d’événements. Qu’en est-il alors du monde réel ?

Les scientifiques ont mis au point plusieurs techniques pour détecter rapidement les virus avant – espérons-le – qu’une épidémie ne se produise. L’un des moyens les plus sensibles consiste à identifier leurs acides nucléiques, soit l’acide désoxyribonucléique (ADN) ou l’acide ribonucléique (ARN), explique à Livescience le docteur Eliah Aronoff-Spencer, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de Californie, à San Diego. Les acides nucléiques sont les matériaux moléculaires qui indiquent à un virus comment se construire.

Les scientifiques peuvent donc identifier rapidement des centaines de virus en reconnaissant leur séquence unique d’acides nucléiques. Mais certains sont plus faciles à trouver que d’autres. « La plupart des virus aiment se développer dans le sang, mais ils ne sont pas toujours faciles à trouver, poursuit le chercheur. Certains virus aiment à rester latents pendant longtemps, et vous pourriez ne pas les voir – l’hépatite B, par exemple. D’autres fois, la concentration du virus dans le sang n’est pas suffisante, ce qui peut rendre son identification difficile ».

Détecter assez rapidement un virus précédemment inconnu serait pourtant crucial pour stopper une hypothétique épidémie de zombies. Dans cette situation, il faudra peut-être des jours pour déterminer quel est le nouveau virus, et d’où il vient. Il serait alors peut-être trop tard pour empêcher une épidémie. En ce sens, Aronoff-Spencer et ses collègues travaillent à la mise au point de puces de diagnostic appelées “biocaméras”, chacune étant destinée à détecter rapidement une grande variété de virus potentiels connus et inconnus.

Avec les puces, « nous pouvons tester tous les virus connus à un niveau spécifique, puis nous pouvons aller en amont dans l’évolution et commencer à tester des éléments communs à des groupes de virus, mais non spécifiques à l’un d’entre eux, explique le chercheur. Ce large panel de tests permettrait aux scientifiques d’identifier un nouveau virus et même d’apprendre d’où il vient. Et vite ».

Mais, même avec la technologie de diagnostics actuelle, le chercheur se dit convaincu que nous pourrions détecter un hypothétique virus zombie avant qu’une épidémie ne se produise. « Les virus ont des règles génétiques assez solides pour fonctionner, ce qui signifie que le nombre de façons dont les virus peuvent évoluer est limité. Les lois de la génétique sont de notre côté », dit-il.

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