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Pourquoi soleil et gel hydroalcoolique ne font pas bon ménage

Crédits : Gadini / Pixabay

Avec l’arrivée des vacances, la tentation numéro un devrait être celle du bain de soleil. Or, la pandémie de Covid-19 implique de prendre des précautions, comme se munir d’un flacon de gel hydroalcoolique. Cependant, des dermatologues préviennent que le gel hydroalcoolique et le soleil ne font pas bon ménage.

Attention aux brûlures

Partir en vacances bronzer au soleil implique de se munir de crème solaire. Néanmoins, certains seraient tentés d’utiliser du gel hydroalcoolique (70 % d’alcool), un des gestes barrières contre le Covid-19. Dans un article du quotidien espagnol El Mundo publié le 17 juin 2020, des dermatologues locaux expliquent que le gel hydroalcoolique est à proscrire sous le soleil.

Dermatologue à l’hôpital Quirónsalud de Marbella, le Dr Marta Frieyro estime que l’absorption rapide du gel hydroalcoolique est trompeuse. En effet, il est facile de croire que le produit s’évapore totalement. L’intéressée estime qu’au contraire, le produit reste longtemps sur la peau et qu’au contact du soleil, il peut être question de brûlures.

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Crédits : Izu navi / Flickr

La dermatologue parisienne Catherine Oliverès-Ghouti a évoqué le sujet dans un article de 20 Minutes quelques jours plus tard. L’experte n’a pas mâché ses mots et a mis un nom sur les conséquences de l’association gel hydroalcoolique/soleil. En exposant au soleil leurs mains traitées avec le gel, les baigneurs pourraient développer une dermite en breloque. Il s’agit d’une brûlure caractéristique causée par la réaction de l’alcool sur la peau avec le soleil. Par ailleurs les enfants dont la peau est plus fine sont plus fragiles.

La dermite en breloque peut également être liée à d’autres produits comme certaines crèmes solaires contenant de la bergamote, ou encore les parfums. En réalité, le meilleur moyen de garder une bonne hygiène des mains sous le soleil n’est autre que l’eau froide et le savon.

Dangereux sur le long terme ?

Une étude datant de 2015 rappelait d’ailleurs que le gel hydroalcoolique pourrait être dangereux pour la santé sur le long terme. Ce gel a des propriétés bactéricides, virucides et fongicides évidemment bienvenues en période de Covid-19. Toutefois, si ce produit tue les bactéries, celles-ci restent sur les mains. Autrement dit, rien ne remplace le lavage des mains.

De plus, l’étude estimait que l’utilisation régulière de gel hydroalcoolique pouvait faciliter l’absorption du Bisphénol A. Mise en lumière ces dernières années, cette substance est un perturbateur endocrinien aux multiples conséquences. Citons la baisse de la qualité et de la quantité du sperme chez l’homme ou encore l’apparition de fausses couches, d’obésité et autres cancers.