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Pourquoi les allergies saisonnières sont-elles en constante augmentation ?

Crédits : cenzi7 / Wikipédia

Les allergies saisonnières sont de retour avec le printemps. Or, une étude a déterminé que ces allergies ont augmenté partout dans le monde ces deux dernières décennies. La raison se trouve dans l’augmentation du pollen présent dans l’air. Une augmentation qui devrait s’accentuer à l’avenir.

Une augmentation du pollen dans l’air

Alors que la France se déconfine, la menace Covid-19 est toujours présente. Par ailleurs, nous sommes désormais au printemps et les allergies saisonnières refont leur apparition. Quelqu’un qui tousse ou éternue est évidemment regardé avec insistance. Le fait est que les symptômes du coronavirus sont nombreux mais également très variés. Autrement dit, il est assez compliqué de savoir si le responsable est l’allergie ou le Covid-19. En cas de doute, il incombe de consulter un médecin.

Le fait est qu’à l’avenir, le pollen responsable des allergies saisonnières ne connaîtra pas la crise ! Salon une étude menée pour le compte du Département de l’agriculture des États-Unis et parue dans la revue The Lancet Planetary Health en mars 2019, le pollen présent dans l’air a augmenté partout dans le monde ces vingt dernières années. Or, cette augmentation va de pair avec celle des températures moyennes.

Un problème lié au dérèglement climatique

Sur le long terme, cette augmentation des allergies saisonnières représente un fardeau sanitaire et économique important. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les maladies allergiques se situent au quatrième rang mondial des maladies chroniques. L’OMS les considère d’ailleurs comme un problème de santé publique majeur et évoque un impact sur la qualité de vie, la perte de jours de travail ou d’enseignement, le coût des traitements ainsi que la mortalité dans certains cas.

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La production de pollen a augmenté ces dernières années et ne devrait pas baisser ! Crédits : PxHere

L’étude évoque notamment un scénario probable dans lequel nous retrouvons des saisons de moins en moins marquées en raison du dérèglement climatique. Dans ce cas, les allergies saisonnières pourraient s’étaler sur une plus grande partie de l’année. Les chercheurs expliquent également qu’une plus forte présence de dioxyde de carbone pourrait favoriser la production de pollen par les plantes. Or, davantage de pollen signifie davantage de plantes l’année suivante, et donc plus d’allergies.

Les meneurs de l’étude estiment que, d’ici 2040, la quantité de pollen aura doublé dans certaines zones des États-Unis. Mais il est possible d’étendre ce modèle à l’échelle mondiale, et l’Europe ne serait évidemment pas épargnée.