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Pour vivre plus longtemps, prenez des vacances !

Crédits : Pexels

Lorsqu’une personne vous dit de prendre des vacances car vous semblez en avoir besoin, il faudrait peut-être prendre cette dernière au sérieux. En effet, une récente étude a fait le lien entre le stress occasionné par le manque de vacances et le risque de mort prématurée.

Prendre des vacances permet de se reposer, d’évacuer le stress accumulé durant des mois et de revenir en forme. Les personnes prenant très peu de vacances tout au long de l’année auraient des raisons de s’inquiéter selon une étude publiée dans le The Journal of Nutrition, Health & Aging. Celle-ci a été relayée dans un communiqué du Congrès de la Société européenne de cardiologie qui s’est déroulé à Munich (Allemagne) le 28 août 2018.

Durant quatre décennies, les chercheurs de l’Université d’Helsinki (Finlande) ont suivi 1222 hommes dans leur propre pays, depuis le milieu des années 1970. Les volontaires – qui présentaient chacun au moins un facteur de risque cardiovasculaire (comme le tabagisme, hypertension, surpoids, etc.) – sont tous nés entre 1919 et 1934.

Selon les conclusions, le manque de vacances serait fortement lié à un risque plus important de mort prématurée. Le résultat serait d’ailleurs le même chez les individus cherchant à vivre plus sainement, comme l’explique le professeur Timo Strandberg, principal auteur de l’étude :

« Ne pensez pas qu’avoir un mode de vie sain va compenser le fait de trop travailler et de ne pas prendre de vacances. Les vacances sont un moyen de soulager le stress. »

Durant les cinq premières années, les chercheurs ont séparé les volontaires en deux groupes. Le premier était un groupe témoin pour lequel la seule consigne était de garder leurs habitudes. Pour le second groupe, les individus se sont vu donner des conseils une fois tous les quatre mois, afin de prendre de bonnes habitudes concernant l’alimentation ou encore boire et fumer moins.

Au bout des cinq premières années, les chercheurs ont constaté une baisse de 46 % du risque cardiovasculaire chez les individus du second groupe. En revanche, après avoir poursuivi l’étude jusqu’en 1989, les chercheurs ont noté à leur grand étonnement qu’il y avait davantage de décès chez les personnes du deuxième groupe – toujours censé être le plus sain.

En ayant prolongé l’étude jusqu’en 2014 – c’est-à-dire sur un total de 40 ans – les scientifiques ont analysé une base de données jusqu’alors peu exploitée, traitant des habitudes de sommeil, de travail et de vacances des volontaires. C’est ainsi qu’à été fait le lien entre le manque de vacances et le risque de mort prématurée. Parmi les personnes du groupe sain se trouvaient de nombreux individus prenant peu de vacances. En revanche, la durée des vacances n’affectait en aucun cas les membres du premier groupe.

« Le mal causé par un rythme de vie intense était concentré dans le sous-groupe des hommes qui prenaient peu de vacances. Dans notre étude, ces hommes travaillaient plus et dormaient moins que ceux qui prenaient de plus longues vacances. Ce mode de vie stressant pourrait avoir éliminé tous les bienfaits de l’intervention [menée pour avoir des habitudes plus saines]. Nous pensons que l’intervention elle-même pourrait aussi avoir eu un effet psychologique négatif sur ces hommes en rajoutant du stress à leurs vies », a conclu le professeur Timo Strandberg.

Sources : MaxisciencesConsoglobe

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