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Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, des scientifiques ont “créé” des moutons qui pètent et rotent moins

Crédits : Pxhere

Des scientifiques néo-zélandais ont élaboré une nouvelle génération de moutons dont l’empreinte écologique serait plus réduite que celle des autres. Il est question de rots et de flatulences qui généreraient moins de méthane !

Une large part des émissions de gaz à effet de serre (GES) en Nouvelle-Zélande est incarnée par les activités d’élevage de moutons. En effet, il faut savoir que ce pays compte trente millions de moutons, ce qui représente sept fois plus que les humains. Ainsi, des chercheurs ont voulu tenter de contribuer à faire baisser les émissions de GES en provenance de ces millions de bêtes, comme l’a révélé ABC News dans un article du 7 juin 2018.

Les scientifiques de l’Invermay Agricultural Centre situé à Mosgiel ont formé deux groupes de 100 moutons qui ont été constitués d’individus générant plus ou moins de méthane. Ensuite, les plus “écolos” d’entre eux ont été gardés, et se sont reproduits entre eux. Alors qu’aujourd’hui les chercheurs en sont à la troisième génération de ces moutons, il faut tout de même savoir que le fait de plus ou moins roter et péter est issu de l’hérédité à raison de 20 % !

Ce genre de sélection n’est pas exceptionnel dans la mesure où beaucoup ont déjà été effectués pour augmenter la production de lait, de viande ou encore de laine. Cependant, il est ici question de diminuer les émissions de méthane dans une volonté écologique, et cela rend l’initiative très originale.

Quant au réchauffement climatique, les rejets de méthane en sont responsables à hauteur de 20 %, mais il faut également savoir que sa production mondiale est en forte hausse depuis une décennie. Il se pourrait que cette augmentation soit le fait de l’intensification des activités d’élevage, mais la hausse des activités liées à l’exploitation du gaz de schiste pourrait également avoir son rôle à jouer en raison de fuites de méthanes pouvant se produire.

Sources : ConsoglobeHuffingtonPost