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La « Porte de l’Enfer », phénomène naturel et attraction touristique au Turkménistan

Crédits : Tormod Sandtorv / Flickr

Dans le désert du Karakoum, au milieu du Turkménistan, un gouffre est embrasé perpétuellement  depuis plus de quarante ans. Son aspect démoniaque lui a valu le nom de « Porte de l’Enfer ».

La « Porte de l’Enfer » est un phénomène naturel. Pourtant, il a été causé par des hommes. En 1970, un forage soviétique provoque un effondrement du sol. Une immense cavité souterraine vient d’être percée. Croyant pouvoir éliminer le gaz qu’elle contient en quelques semaines, ils enflamment le cratère large de soixante mètres. Aujourd’hui, il brûle toujours.

Darvaza, le village situé à proximité du gouffre, est à l’origine du nom donné à la cavité infernale. Il se dit « Derweze » en turkmène, ce qui signifie « La Porte ». Il s’agit en fait de la deuxième version de ce village, le précédent ayant été rasé par les autorités. Les quelque 3000 habitants de la nouvelle Darvaza construite un peu plus loin vivent entre autres du tourisme lié à la « Porte de l’Enfer ». Pour quelques manats, la monnaie turkmène, un local vous emmènera visiter le gouffre.

Cette ressource locale est aujourd’hui une fois de plus menacée par un décret présidentiel. Saparumat Niyazov, l’ancien président, avait fait raser Darvaza, première du nom. En avril 2010, le nouveau chef d’État, Gurbanguly Berdimuhamedow, a signé un décret visant à faire éteindre et combler le gouffre. Rien n’a été entrepris jusqu’à ce jour et il est toujours possible d’admirer les rougeoiements de la « Porte de l’Enfer ».

– Crédits photo : Tormod Sandtorv