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La population des ours polaires diminuera d’un tiers d’ici à 40 ans…

Crédits : SeppFriedhuber/iStock

Des chercheurs américains ont établi un constat édifiant : les effectifs d’ours polaires seront amputés d’un tiers dans les prochaines décennies. La raison d’une telle hécatombe ? Le réchauffement climatique évidemment, ce dernier impactant directement les animaux.

“Ces animaux sont dépendants de la glace de mer pour vivre, qu’ils utilisent comme plateforme flottante pour chasser les phoques” peut-on lire dans un article paru dans Wired, relatant une étude américaine dont les resultats ont été publiés dans la revue Biology Letters le 7 décembre 2016.

La population des ours polaires, qui se chiffre actuellement à quelques 26.000 individus, sera vraisemblablement réduite de 30% dans à peine 40 ans. Le réchauffement climatique cause une augmentation des températures en surface, faisant fondre la glace et empêchant ces animaux de se nourrir convenablement. Les probabilités d’une telle baisse est de 70%, selon les chercheurs, autant dire que l’espoir n’est que peu permis.

“Les ours polaires dépendent de la banquise pour la plupart des aspects de leur cycle de vie” peut-on lire dans les resultats de l’étude.

Les ours polaires sont répartis en 19 sous-populations dont les taux de pertes devraient varier, mais l’ensemble de l’espèce sera impactée. Actuellement, six de ses sous-populations sont en fort déclin, selon la WWF. La fonte des glaces entraine des complications en ce qui concerne la reproduction, mais surtout au niveau de la capacité des ours à se nourrir, et ce en raison de la réduction du nombre de proies disponibles.

D’ailleurs, une telle situation peut occasionner des comportement inhabituels, comme par exemple celle dont a été témoin Jenny Ross, une photographe britannique, qui a malheureusement observé en 2011 un ours polaire se nourrir du cadavre d’un autre individu de son espèce.

Actuellement, l’ours blanc ou Ursus maritimus a été classé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dans la catégorie “vulnérable”, mais pour combien de temps avant d’atteindre un seuil critique ?

Sources : Courrier InternationalSciences et Avenir