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Le plus grand sanctuaire marin du monde voit le jour en Antarctique

Credit: Wikipedia

Au terme de longues négociations, les membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) sont parvenus à un accord sur la création du plus grand sanctuaire marin au monde en Antarctique.

Ce vendredi 28 octobre est un jour historique pour la conservation de la biodiversité. En effet, les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique sont enfin tombés d’accord pour la création d’un sanctuaire marin dans la Mer de Ross, en Australie, le plus grand du monde. Présenté par la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, c’est la Russie qui bloquait les négociations, notamment en raison des restrictions liées à la pêche.

Les écosystèmes présents dans l’Antarctique sont tout à fait exceptionnels, avec pas moins de 10 000 espèces uniques qui peuplent cet océan qui représente à lui seul 15% des océans de la planète. Ainsi, c’est dans la Mer de Ross que sera créé ce sanctuaire, d’une superficie d’1,55 million de kilomètres. La mer de Ross est considérée comme l’un des derniers écosystèmes marins quasiment intacts sur Terre, puisque ni pollution, ni surpêche ou encore espèces invasives ne s’y développent. Cela lui vaut notamment le surnom de « dernier océan« . À elle seule, cette mer fournit les trois quarts des nutriments nécessaires au maintien de la vie du reste des océans du monde.

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Credit: Wikimedia commons

Comme l’explique Murren McCully, ministre des Affaires Étrangères de Nouvelle-Zélande, certains termes de l’accord ont du être revus pour que ce dernier soit ratifié. « L’accord final tient en l’équilibre de la protection marine, de la pêche durable et des intérêts scientifiques« . Ainsi, pour obtenir la signature de la Russie, certaines zones du sanctuaire verront la pêche y être autorisée, mais 1,12 million de kilomètres carrés resteront interdits à la pêche et réservés à la recherche scientifique. « Cette décision est historique, car c’est la première fois que des nations acceptent de protéger une gigantesque portion d’océan au-delà des juridictions nationales« , se félicite Andréa Kavanagh, directrice de Pew Charitable Trusts, une ONG visant à informer le public sur les actualités environnementales. La validité de cet accord est fixée à 35 ans.

Source : AFP