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Le plus grand canyon au monde pourrait se cacher sous la glace de l’Antarctique

Crédits : Pixabay

Des données satellites confirment la présence d’un gigantesque canyon sous la calotte glaciaire. Invisible à l’œil nu, il pourrait bien être le plus Grand Canyon jamais découvert sur notre planète, et pourrait même contenir un lac.

La Reine-Elizabeth nous réserve encore bien des surprises. Nommée ainsi en 1931 en l’honneur de la reine Elizabeth II, et occupant la partie sud du territoire antarctique britannique, la terre de la Reine-Elizabeth pourrait en effet abriter le plus Grand Canyon du monde. Telle est l’hypothèse révélée par une équipe de chercheurs de l’Université de Durham.

Invisible à l’œil nu, il aurait ainsi été détecté grâce à la présence des motifs très particuliers à la surface glacée, comme l’atteste le professeur Steward Jamieson, principal auteur de l’étude : « Lorsqu’on regarde la Terre de la Reine-Elizabeth avec des données satellites, il semble qu’il y ait des motifs linéaires sur la surface de la glace, qui, pour nous, ressemblent fortement à un canyon ». Une découverte remarquable qui ne s’arrête pas là, puisque selon les spécialistes, il pourrait bien atteindre les 1.000 kilomètres de long pour un kilomètre de profondeur par endroits. Des données qui restent encore à vérifier, mais si la découverte se confirme, il s’agirait tout simplement du plus Grand Canyon jamais découvert sur notre planète.

Dès lors, plusieurs questions se posent, notamment sur la formation de cette gorge. Pour certains scientifiques, il pourrait avoir été creusé par de l’eau avant qu’une couche de glace ne recouvre la surface. Pour d’autres, la coupable ne serait que l’érosion. Par ailleurs, les scientifiques ont observé que la glace de surface présentait des similarités avec celle présente au-dessus de lacs subglaciaires. Ils pensent alors qu’un lac pourrait se cacher sous la glace : « Notre analyse fournit la première preuve qu’un énorme canyon et un lac potentiel sont présents sous la glace dans la Terre de la Reine-Elizabeth. C’est étonnant de penser que des structures aussi grandes ont pu échapper à la détection depuis si longtemps », commente le Dr Jamieson.

Des mesures directes seront néanmoins nécessaires. Une étude aérienne utilisant la technologie radar est actuellement en cours afin d’attester de l’existence du canyon et peut-être de déterminer sa taille réelle. Les résultats devraient être dévoilés prochainement en 2016.

Source : Durham University