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Plus de 350 nouvelles planètes découvertes dans les données de Kepler

Crédits : NASA/JPL-Caltech

Des astronomes ont récemment confirmé l’existence de 366 nouveaux mondes. Ces derniers s’ajoutent aux 4 569 planètes déjà validées dans notre galaxie. Comment expliquer cette incroyable moisson ? La réponse réside dans un nouveau réseau de neurones profonds appelé ExoMiner.

Le télescope spatial Kepler, à court de carburant, s’est éteint en octobre 2018 quasiment dix ans après sa mise en orbite. Il aura été à l’origine de la découverte de milliers d’exoplanètes, révolutionnant ainsi notre vision de la vie extraterrestre. Toutefois, malgré cette mise au rebut, le travail de relevés de cet incroyable observatoire nous réserve encore quelques surprises.

Il y a quelques mois, des astronomes se sont en effet appuyés sur un nouveau réseau de neurones profonds pour dénicher la présence de plusieurs centaines de nouveaux mondes évoluant au sein de notre galaxie.

Une IA incroyablement efficace

Les réseaux de neurones profonds sont des méthodes d’apprentissage automatique. Concrètement, il s’agit de formes d’intelligence artificielle (IA) permettant à un système d’apprendre à partir des données. Ces méthodes ont déjà été employées pour traiter les données amassées par différents télescopes, mais il ne sont pas toujours précis.

Plus récemment, des chercheurs ont développé un nouveau réseau de neurones profond plus puissant. Baptisé ExoMiner, il exploite le superordinateur de la NASA Pléiades et peut distinguer les vraies exoplanètes des « faux positifs ».

Cet instrument a permis aux chercheurs de se pencher sur les ensembles de données massifs recueillis par Kepler durant la dernière partie de sa vie en orbite, les soulageant ainsi de nombreuses années d’analyses pour un résultat tout aussi efficace (voire même davantage).

« Quand ExoMiner dit que quelque chose est une planète, vous pouvez être sûr que c’est une planète« , assure en effet Hamed Valizadegan, chef de projet ExoMiner. « Il est très précis et, à certains égards, plus fiable que les experts humains ».

D’autres moissons à venir

Au total, ExoMiner a pu valider 366 planètes. Concrètement, une planète est dite « validée » lorsqu’il apparaît très peu probable, après analyses, que les données trahissant sa présence puissent être expliquées par d’autres phénomènes connus. Toutes ont été confirmées dans l’ensemble de données restant de « planètes possibles – ou candidates », qui est disponible dans les archives de Kepler.

Pour ceux qui se poseraient la question, aucune de ces nouvelles planètes confirmées ne ressemble à la Terre ou n’évolue dans la zone habitable de son étoile. Toutefois, ExoMiner n’a pas dit son dernier mot. Avec un peu de réglage, les chercheurs pourront en effet s’appuyer sur l’efficacité de cet incroyable réseau pour analyser les données d’autres télescopes, comme TESS, la prochaine mission PLANetary Transits and Oscillations of stars ou PLATO de l’Agence spatiale européenne, dont le lancement est prévu en 2026.