in

Plus de 10% des gens ont de la cocaïne sur les doigts, même s’ils n’en consomment pas

Crédits : iStock

Plus de 10 % des gens ont des traces de cocaïne et d’héroïne sur les doigts, même s’ils n’en ont jamais consommé, nous révèle une nouvelle étude menée par six chercheurs de l’université du Surrey, en Grande-Bretagne.

Il y a beaucoup de cocaïne et d’héroïne dans le monde, et il y a de bonnes chances que vous en ayez un tout petit peu sur votre corps en ce moment, même si vous criez haut et fort n’avoir jamais sciemment touché à “ces choses-là”. C’est du moins la conclusion d’un nouvel article publié dans la revue Clinical Chemistry, révélant que 13 % des participants à une étude avaient des traces de ces substances sur leurs doigts, alors même que ces derniers n’en consommaient pas.

Les participants, des résidents du Royaume-Uni testés à l’Université du Surrey, n’avaient pas assez de traces d’héroïne ou de cocaïne sur les doigts pour être visibles à l’oeil nu. Ils en avaient en revanche assez pour que celles-ci puissent être détectées par des instruments hautement sensibles : les spectromètres de masse.

Comment cela est-il possible ? L’explication est simple : la cocaïne est une substance tenace. Il vous est même possible d’être contaminé par une simple poignée de main : “Croyez-le ou non, la cocaïne est un contaminant environnemental très commun – on sait qu’elle est présente sur de nombreux billets de banque. Mais nous avons tout de même été surpris d’en détecter dans un si grand nombre de nos échantillons d’empreintes digitales, note Melanie Bailey, co-auteur de l’étude. En établissant un seuil de significativité pour notre test, nous pouvons garantir aux personnes testées que leur résultat n’a pas été affecté par leurs activités quotidiennes ni par le fait d’avoir serré la main d’un tiers ayant pris des drogues“.

Notons que le test permet de distinguer les traces attestant d’une réelle consommation de cocaïne, des traces issues d’un transfert secondaire. L’équipe de chercheurs envisage maintenant de réitérer l’expérience pour dépister le cannabis, les amphétamines et d’autres substances contaminantes.

Source