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80% de la population mondiale ne connait plus de nuit noire peuplée d’étoiles

Crédits : NASA Goddard Space Flight Center / Wikipédia

La dernière carte de pollution lumineuse dans le monde, réalisée sous la direction de Fabio Falchi, de l’ISTIL (Italian Light Pollution Science and Technology Institute), vient d’être publiée dans la revue Science Advances. Et les nouvelles ne sont pas bonnes : plus de 80 % de la population mondiale ne voient plus les étoiles.

Lever les yeux et refaire le monde, contempler le ciel constellé de milliers d’étoiles, sondant l’immensité de l’Univers avec pour mesures les distances à peine croyables que séparent chaque objet céleste de la voûte ; les territoires peuplés dénués de pollution lumineuse, où la nuit peut encore être d’un noir d’encre se font rares, laissant orphelin notre seul imaginaire. Tel est le triste constat de l’ISTIL ((Italian Light Pollution Science and Technology Institute), qui nous livre sa dernière carte de pollution lumineuse dans le monde. En Europe comme aux États-Unis, 99 % de la population vit sous un ciel nocturne orangé, où les étoiles s’éteignent. À l’échelle mondiale, cela représenterait 83 % de la population.

Mais le constat ne s’arrête pas là. Les scientifiques s’inquiètent en effet de l’impact de cette clarté nocturne, semblable à un « crépuscule permanent », sur la faune, la flore, mais aussi sur la santé humaine. Les exemples sont nombreux : les lumières artificielles qui éclairent indirectement le ciel influent sur la migration des oiseaux qui peut être différée dans la saison. Cela affecte aussi nombre de pollinisateurs nocturnes comme les chauves-souris, sans oublier les écosystèmes sous-marins.

L’Homme en prend également pour son grade, puisque « le crépuscule permanent » a pour effet indésirable d’augmenter la production de la mélatonine, et donc de perturber le sommeil. S’ensuit un risque accru de développer certains cancers.

Malheureusement, pour Fabio Falchi, de l’ISTIL cela ne devrait pas s’arranger si l’on continue de remplacer les lampes au sodium par des Led. Si un examen attentif n’est pas porté sur la couleur et les niveaux d’éclairages des Led, la lueur dans le ciel par nuits claires pourrait être multipliée par 3 dans les prochaines années.

Source : Futura-sciences