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Deux évènements célestes saisissants ce weekend : une pluie d’étoiles filantes et la conjonction de quatre planètes

Crédits : Revolu7ion93/istock

Ce week-end, le spectacle sera au rendez-vous dans le ciel nocturne du 23 au 24 avril ! Les amateurs d’astronomie tout comme les néophytes et les curieux pourront en effet admirer une pluie d’étoiles filantes appelée les Lyrides qui parsèmera la voûte céleste. Elle sera suivie par l’alignement des planètes Vénus, Mars, Jupiter et Saturne en fin de nuit.

Les Lyrides, une féérie cosmique

Depuis le 15 avril, les Lyrides ont commencé à éclairer ponctuellement notre ciel et perdureront jusqu’à la fin du mois. Samedi soir prochain, les passages de ces morceaux de comète dans l’atmosphère culmineront avec une moyenne de vingt par heure. Cette féérie cosmique est l’une des plus importantes de l’année en raison du croisement de l’orbite terrestre avec les débris de la comète Thatcher. N’y voyez cependant aucun lien avec la dame de fer. Elle porte le nom de l’astronome amateur américain Albert E. Thatcher qui l’a découverte en 1861.

Les Lyrides tiennent leur appellation de la constellation de la Lyre, reconnaissable à son étoile principale Véga très lumineuse. Veillez donc à pointer votre regard en direction de cette partie du ciel, au nord-est, légèrement au-dessus de l’horizon. Pour vous aider, vous pouvez chercher la constellation du Dragon, bien plus grande, en levant le regard, toujours face au nord-est. Vous y trouverez également la Petite Ourse, une des constellations les plus emblématiques de notre région de l’espace.

Constellation Lyre étoiles filantes Lyrides
Crédits : Capture image Stellarium

Pour une observation optimale, mieux vaut se rapprocher des campagnes, de manière à éviter la pollution lumineuse qui perturbe fortement le ciel nocturne. Un point de vue en altitude est également à favoriser afin de minimiser la pollution atmosphérique qui peut brouiller la lumière des objets célestes. La Lune sera quant à elle au deux tiers de sa luminosité maximale. Privilégiez donc un endroit où sa lumière ne pourra pas parasiter votre vue.

L’alignement de quatre planètes du Système solaire

Pas besoin de télescope pour contempler ces astres ! Depuis le dimanche 17 avril, nous pouvons en effet observer l’alignement de Vénus, Mars et Saturne à l’œil nu. L’apogée de cet évènement exceptionnel aura lieu le dimanche 24 avril à l’aube, à 5 h 30, avec Jupiter qui viendra compléter cette conjonction parfaite. Vous n’aurez qu’une brève fenêtre d’observation, à l’est, avant que le Soleil ne montre le bout de son nez et occulte les planètes de son éclat (aux alentours de 6 h 30). Elles resteront cependant visibles chaque matin jusqu’à l’été, en se décalant un peu plus chaque jour les unes des autres. Précisons que cet alignement est une projection sur la surface du ciel, et non un alignement dans l’espace tridimensionnel (quadridimensionnel pour les puristes). De plus, cela n’influe en aucun cas la gravitation ressentie sur Terre.

Rappelons que pour repérer une planète au milieu d’une myriade d’étoiles, cela peut aider : lorsque nous voyons des astres lointains briller sans scintiller, il est fort probable que ce soit des planètes, puisqu’elles n’émettent aucune lumière propre, mais réfléchissent celle de leur étoile.

Alignement planètes conjonction
Crédits : Capture image Stellarium

Nous devons maintenant compter sur la clémence des conditions climatiques du week-end pour pouvoir nous émerveiller du spectacle que nous offre cette formidable tapisserie cosmique.

Un spectacle à venir encore plus singulier

Un évènement des plus extraordinaires nous attend le 24 juin 2022 : une parade complète des planètes. Cette fois-ci, toutes les planètes ainsi que la Lune seront en conjonction sur la voûte céleste, de l’est au sud, mais toutes ne seront pas détectables à l’œil nu. Uranus et Neptune ne pourront en effet être observées qu’à l’aide d’un télescope. Fait extrêmement rare, les consœurs terriennes du système solaire ne s’aligneront plus avant 2040. Après quoi, il nous faudra attendre ce ballet astronomique jusqu’en 2854, soit huit siècles plus tard.