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Cette plateforme permet de savoir où se trouvent les sondes spatiales en temps réel

Crédits : NASA JPL

Lancée il y a plus d’une dizaine d’années par la NASA, la plateforme en ligne JPL Eyes permet d’observer de manière réaliste les engins spatiaux, les planètes, les astéroïdes, etc. La position et l’orientation de ces objets dans le Système solaire sont bien évidemment respectées.

Une plateforme accessible au grand public

En 2010, le Jet Propulsion Laboratory (JPL) lançait le logiciel de simulation Eyes on the Solar System (EotSS). Il s’agit d’une visualisation du Système solaire permettant d’observer de nombreuses sondes, mais également des planètes, des comètes et autres astérides. Accessible seulement en anglais, la plateforme est axée grand public et est donc très maniable sans aucune connaissance particulière.

Basée sur les données du JPL, cette plateforme est très pratique et permet de découvrir des éléments parfois assez méconnus du grand public. C’est notamment le cas de l’astéroïde Vesta ou encore de la planète naine transneptunienne Hauméa. Toutefois, la majorité des objets qu’il est possible d’observer sont populaires, voire très populaires. Citons par exemple Pluton qui a perdu son statut de neuvième planète du Système solaire en 2006 pour être reclassée en tant que planète naine. Évoquons aussi la comète de Halley et la comète Hale-Bopp.

nasa simulation systême solaire
Crédits : NASA JPL

Ergonomique et complète

Observer les astéroïdes y est très intéressant, puisque leur position est également mise à jour en temps réel. Par exemple, il est possible de découvrir que l’astéroïde Bennu se trouve actuellement assez proche de la planète Vénus et Didymos non loin de la Terre (toute proportion gardée, car toute distance dans l’espace est très importante). Plutôt ergonomique, la plateforme JPL Eyes permet d’effectuer de larges zooms afin d’obtenir un aperçu des distances entre les objets ainsi que leur trajectoire. En cliquant sur l’un des objets, une fiche technique apparaît et donne plusieurs informations. Dans le cas d’une sonde par exemple, nous retrouvons sa date de lancement, son objectif principal et son statut actuel.

Les sondes présentent en effet aussi un intérêt, comme la Parker Solar Probe en route vers le Soleil ou encore la sonde OSIRIS-Rex dont le but est d’étudier l’astéroïde Bennu. Cette plateforme permet en outre de visionner d’autres sondes particulièrement anciennes comme Pioneer 10 (lancée en 1972), Pioneer 11 (1973), Voyager 1 et 2 (1977). Rappelons que Voyager 1 et 2 sont les sondes les plus éloignées de la Terre. Citons également New Horizons, une sonde lancée en 2006 pour étudier Pluton et ses satellites.

Enfin, il faut savoir que cette plateforme de la NASA a été largement sollicitée lors de l’atterrissage calculé à une fraction de seconde près du Mars Science Laboratory en 2011 qui embarquait le célèbre rover Curiosity. Des centaines de milliers de visites supplémentaires ainsi qu’un téléchargement total de 20 téraoctets au cours du week-end suivant ont ainsi été observés.