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Des plantes d’un nouveau genre pourraient remplacer nos lampes

Crédits : capture Youtube 2"07 / Melanie Gonick/MIT

Une équipe américaine de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) est parvenue à transformer des plantes pour les faire briller dans la nuit et émettre de la luminosité.

Et si demain les plantes étaient capables d’éclairer nos bureaux, voire même nos rues ? C’est en tout cas la direction qui semble être prise par une équipe de chercheurs du célèbre MIT, Massachusetts Institute of Technology, à Boston aux Etats Unis. En effet, ceux-ci ont récemment présenté les avancées de leur projet de créer des plantes capables de nous éclairer.

En incorporant des nanoparticules spécifiques dans les feuilles d’une plante de cresson, ils ont amené les plantes à dégager une faible lumière pendant près de quatre heures. Ils croient qu’avec une optimisation supplémentaire, de telles plantes seront un jour assez brillantes pour éclairer un espace de travail. « L’idée est de faire une plante qui fonctionne comme une lampe de bureau, une lampe qu’il n’est pas nécessaire de brancher. La lumière est entièrement fournie par le métabolisme de la plante elle-même », explique Michael Strano, professeur en Génie Chimique au MIT.

Cette technologie pourrait également être utilisée pour fournir un éclairage intérieur de faible intensité, ou encore pour transformer les arbres en lampadaires auto-alimentés, selon les chercheurs. L’éclairage, qui représente environ 20% de la consommation mondiale d’énergie, semblait être une cible logique de cette technologie. « Les plantes peuvent s’auto-réparer, elles ont leur propre énergie et elles sont déjà adaptées à l’environnement extérieur », explique Michael Strano. « Nous pensons que le moment est venu pour mettre en place cette idée. C’est un problème parfait pour les nanobioniques végétales », complète-t-il.

Pour créer leurs plantes brillantes, l’équipe du MIT s’est tournée vers la « luciférase », l’enzyme qui donne leur éclat aux lucioles. Cet enzyme agit sur une molécule appelée « luciférine », l’amenant à émettre de la lumière. Une autre molécule appelée « co-enzyme A » aide le processus en éliminant un sous-produit de réaction qui peut inhiber l’activité de la luciférase.

Au début du projet, les chercheurs ont donné naissance à des plantes qui pouvaient briller pendant seulement 45 minutes. Après de nouveaux efforts, elles sont maintenant passées à 3,5 heures de luminescence. La lumière générée par un plant de cresson de 10 centimètres est actuellement d’environ un millième de la quantité de lumière nécessaire pour lire. Toutefois les chercheurs assurent qu’ils peuvent augmenter l’intensité ainsi que la durée de la lumière émise, en optimisant davantage la concentration et les taux des composants.