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Adopté, le plan climat de Joe Biden pourrait redonner un peu d’espoir à la planète

Crédits : The White House / Wikimedia Commons

Il y a peu, le Sénat et la Chambre des représentants des États-Unis ont voté de nouvelles lois afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agit d’un projet ambitieux dont l’objectif principal est de limiter de manière drastique les émissions de dioxyde de carbone du pays.

Une réduction de 40 % des émissions de CO2

Le 7 août 2022, sous l’impulsion du président Joe Biden, le Congrès des États-Unis a dévoilé plusieurs lois inédites montrant une volonté certaine de limiter le réchauffement climatique en cours. Le Sénat avait déjà adopté le texte et la Chambre des représentants en a ensuite fait de même, comme l’explique France 24 dans un article (en anglais) du 13 août 2022. Dans un tweet faisant suite à ce dernier vote, Joe Biden n’a pas caché son enthousiasme et a déclaré : « Aujourd’hui, le peuple américain a gagné et les intérêts particuliers ont perdu ».

Cette victoire fait suite à dix-huit mois de débat. Il est question d’un plan très ambitieux de réduction des émissions carbone dont le budget est de 430 milliards de dollars. Si le projet atteint ses objectifs, les États-Unis devraient réduire leurs émissions de CO2 de 40 % d’ici 2030 par rapport à celles de 2005.

Afin de parvenir à cette importante réduction, l’accent sera mis sur les énergies renouvelables telles que l’éolien et le solaire. Par ailleurs, une partie du budget concernera à la fois la capture et le stockage du carbone, la transition vers l’hydrogène ainsi que la fabrication de petits réacteurs nucléaires. Ces lois intègrent également des mesures sociales telles que la baisse du prix des médicaments ainsi qu’une augmentation de plusieurs impôts sur les entreprises, une mesure dite « anti-inflation ».

Le monde pourra-t-il suivre ?

Il ne fait aucun doute qu’avec ces nouvelles lois expliquées dans une vidéo officielle (voir en fin d’article), Joe Biden et les États-Unis envoient un message important à toute la communauté internationale. Or, ce message vise à dire que l’écologie est désormais une véritable urgence et celle-ci est de taille, si bien qu’il est nécessaire d’apporter des réponses rapides et efficaces. Ce projet incitera-t-il d’autres pays à faire davantage d’efforts ? L’avenir nous le dira.

En attendant, une mauvaise nouvelle vient quelque peu ternir le tableau. En effet, la Chine a annoncé son retrait des négociations avec les États-Unis à propos du réchauffement climatique. Rappelons que tout récemment, Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, a effectué une visite diplomatique à Taïwan, ce qui a grandement contrarié le gouvernement de Xi Jinping.

S’agit-il d’un prétexte pour la Chine de continuer à polluer de manière incontrôlée ou d’une réelle raison géopolitique dont le degré de sensibilité lui appartient ? Difficile à dire, mais en tout cas, une transition mondiale sur fond de lutte contre le réchauffement climatique ne pourra pas se faire sans la Chine.