Saviez-vous que la chose qui a le pire goût au monde se trouve un peu partout dans nos foyers ? Rassurez-vous, vous n’en avez probablement jamais goûté et c’est tant mieux ! Cette chose, c’est le Bitrex qui est aussi connu sous le nom de benzoate de dénatonium. Et on lui reconnaît une amertume (paraît-il) extrême.

Pourquoi n’avons-nous jamais goûté le Bitrex ? « Et bien, disons que, si le goût en question fait bien son travail, vous n’y goûterez jamais » écrit le site AtlasObscura. Le Bitrex a été découvert dans les années 1950 et en 2007, un scandale aux États-Unis l’avait déjà mis en lumière. En effet, un jouet pour enfants baptisé « Aqua Dots » a été à l’origine d’une petite catastrophe lorsqu’il a été découvert que certains de ces jouets étaient couverts d’une substance chimique si dangereuse que, lorsqu’elle est métabolisée, elle devient du GHB.

Ce jouet se composait notamment de petites perles que les enfants mettaient souvent dans leur bouche. Ainsi, la Commission sanitaire des États-Unis a dû rappeler pas moins de 4,2 millions de ces jouets. Plus tard, le fabricant a ressorti le jouet sous une autre forme et un autre nom, mais surtout couvert d’une autre substance, le Bitrex, afin de prévenir toute tentation de mettre le jouet dans la bouche.

Ce produit est actuellement utilisé dans des substances aussi diverses que l’antigel, les parfums, les nettoyants ménagers ou encore les pesticides, pour empêcher l’ingestion de ces produits. « La réponse sensée est de faire en sorte que le goût de ces produits ménagers soit si repoussant que la réaction immédiate consiste à les recracher immédiatement dès qu’il est dans la bouche. Il fallait donc un composant au goût si abominable qu’il ne pourrait pas être toléré ». Pour donner une idée, « une seule goutte de Bitrex peut donner un goût horrible à un million de molécules d’eau ». Une cuillère quant à elle suffit à polluer une piscine olympique entière. Dissuasif. 

À la fin du mois de septembre, un youtubeur s’est essayé à goûter le Bitrex et au vu de ses réactions, on ne risque pas de suivre l’exemple.

Sources