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Détectoristes, ces chasseurs de trésors modernes

Crédits : iStock

Nous sommes à la moitié de l’été, mais nous savons déjà que lorsque les vacanciers partiront à la fin du mois, d’autres personnes continueront de fréquenter les plages. Terminé le maillot de bain, bonjour le détecteur de métaux ! En effet, ces personnes s’adonnent à leur passion : la détection de loisir.

Il faut savoir que ces personnes que l’on nomme « détectoristes » sont de véritables chasseurs de trésors, par tout temps, et toutes saisons. En France, nous ne pouvons évaluer leur nombre, tout simplement parce qu’aucune déclaration officielle n’est à effectuer pour se mettre à la recherche d’objets enfouis dans le sol.

Par contre, nous savons que la pratique se diffuse et que le nombre de détectoristes devrait augmenter. Motivés par l’appât du gain dont seule une poignée a la chance de flairer, ils s’équipent avec un matériel souvent onéreux (entre 3 et 500€ pour les premiers prix). Le site Vice a interrogé Jean-Paul Calot, président de l’association Web Détection 62 (Nord-Pas-de-Calais) à laquelle ont souscrit près de 80 détectoristes.

Lorsqu’il lui est demandé le type d’objets retrouvé sur les plages, Jean-Paul Calot indique souvent tomber sur « des déchets », mais également sur « pas mal de téléphones » ou encore « des pièces », et « plus rarement des bijoux comme des bagues, ou des gourmettes ».

Il est possible d’imaginer ce que l’on pourrait trouver un vrai petit trésor sur les 5000 km de littoraux français. Jean-Paul Calot tient ainsi à faire un parallèle avec la chasse, car dans la détection de loisir, il y a également ceux qui endossent le rôle de braconniers (ou pillards), faisant peu de cas des lois, des sites archéologiques et de l’environnement. L’association Web Détection 62 est une de ces organisations destinées à encadrer la pratique.

« En principe, nos détecteurs peuvent trouver des objets situés jusqu’à 30 centimètres sous le sol » explique-t-il, avant d’évoquer le fait que lorsque les prospecteurs retrouvent un objet de valeur, ils tentent de retrouver leur propriétaire. De plus, ils sont parfois contactés par les pouvoirs publics pour dépolluer certains sols.

Pas plus de 30 centimètres de profondeur, oui, à cause de l’incapacité du détecteur à prospecter plus profondément, mais surtout qu’en dessous, il est possible de « tomber sur des armes de guerre ou des obus, et que là, ça devient dangereux. C’est donc réservé aux archéologues », explique le président de l’association.

« Il y a un certain temps, j’ai trouvé un penny irlandais datant du XIIIe siècle. Il avait été transformé en bijou, avec des petites pierres de couleur. C’était très touchant » ajoute-t-il.

Il existe en France une Association Nationale pour la Détection de Loisir, permettant d’en savoir plus sur la pratique en elle-même, la législation, ou encore l’équipement à avoir. De plus, la Fédération Nationale des Utilisateurs de Détecteurs de Métaux offre également une plateforme complète.

Sources : ViceFNUDEM