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Perseverance sera guidé par les cartes de Mars les plus précises à ce jour

Crédits : Fergason et al./USGS/NASA/JPL-Caltech/Univ. Arizona

Si tout se passe comme prévu, le rover américain Perseverance, de la NASA, se posera sur Mars le 18 février 2021. Durant sa phase de descente, il sera guidé de manière autonome vers le site d’atterrissage le plus sûr possible grâce à des cartes ultra précises.

Si la NASA, à ce jour, a tout de même réussi à poser huit engins sur Mars, il n’empêche que l’opération reste compliquée. Environ la moitié des atterrissage tentés sur la planète rouge ont en effet échoué.

L’une des raisons pour lesquelles un atterrissage en douceur est si difficile, est que l’engin spatial ne peut pas être guidé manuellement. En effet, à plusieurs dizaines de millions de km de la Terre, la moindre commande des opérateurs terrestres met alors plus de 12 minutes pour atteindre le rover.

C’est pourquoi, au moins durant la phase de descente, risquée, les précédents engins devaient effectuer toutes les manoeuvres nécessaires en se basant sur les instructions programmées à l’avance dans leur ordinateur de bord.

Perseverance, de son côté, devra lui aussi gérer seul son propre atterrissage. En revanche, il aura un certain avantage comparé aux missions précédentes.

De nouvelles cartes ultra précises

Avant Perseverance, les engins qui se sont posés avec succès sur la planète rouge devaient s’appuyer sur des cartes tirées d’images à basse résolution, et tapissant de grandes zones d’atterrissage elliptiques.

De son côté, la mission Mars 2020 profitera d’un nouveau système de navigation (TRN) pour guider sa descente. C’est également lui qui permettra de changer de cap de manière autonome si nécessaire.

La mission profitera également de nouvelles cartes élaborées par l’United States Geological Survey (USGS), basées sur des images en hautes résolution capturées par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA.

La première carte offre une résolution de 25 centimètres par pixel. Elle permettra d’identifier les dangers potentiels sur le site d’atterrissage. La seconde est une carte de structure de surface plus « traditionnelle », avec une résolution d’environ six mètres par pixel.

Lors de la descente, une caméra prendra des photos du paysage martien. Le système TRN embarqué comparera ensuite ces images aux deux cartes alignées avec précision. Si le système de navigation repère un obstacle potentiel, des rétro-fusées seront alors activées de manière à décaler l’atterrissage sur une zone plus sûre.

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Le cratère de Jezero. Crédits : NASA

Ces nouvelles technologies seront d’une aide considérable pour cette mission. Pour rappel, Mars 2020 doit atterrir dans le cratère Jezero (ci-dessus), une formation de 45 kilomètres de large qui, jadis, abritait un lac et un delta de rivières.

Le site, a priori, paraît idéal pour servir le principal objectif de la mission, à savoir rechercher des traces de vie passée. En revanche, sur place, le terrain est particulièrement accidenté, notamment dans la région du delta qui intéresse tant les chercheurs.

D’où l’importance de bien négocier l’atterrissage. Ces cartes, finalement, aideront les chercheurs à percer les mystères passés de la planète rouge.

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