in

Pendant ce temps-là, New Horizon file à toute allure et se rapproche de Pluton

Crédits : NASA/JHU-APL/SwRI

La sonde New Horizons arrivera à destination le 14 juillet prochain, mais elle nous livre déjà ses premières images. Il y aurait bien une calotte glaciaire à l’un des pôles, dont » l’étendue varie avec la longitude ».

La sonde de la Nasa, partie en janvier 2006, approche de Pluton à raison de 1,2 million de kilomètres par jour. Le 14 juillet 2015, New Horizon passera alors au plus près de Pluton qu’elle photographiera et analysera sous toutes les coutures. En attendant, moins de sept semaines avant son arrivée au plus près de l’ex-planète, les nouvelles images de la sonde transforment « un point de lumière en un objet planétaire d’intérêt intense ».

Le 27 janvier dernier, les premières images prises par l’imageur à longue portée LORRI révélaient un petit point lumineux entouré de vide. Filant à plus de 1 million de km/jour, la sonde n’est plus qu’à 77 millions de kilomètres de Pluton et ses nouvelles images « montrent que la planète possède une géologie ou des variations de surface très complexes d’un endroit à l’autre », remarque Alan Stern, chercheur principal de la mission. « La sonde a transformé un point lumineux en un objet planétaire d’intérêt intense », poursuit Jim Green, directeur du programme de science planétaire à la Nasa.

Les nouvelles images permettent de confirmer l’existence d’une surface plus brillante à l’un des pôles (il n’est pas précisé si l’on doit dire nord ou sud pour cette planète dont l’axe est très incliné et même proche du plan de l’écliptique). Selon les responsables de la mission, cette blancheur est probablement due à une calotte de glace, vraisemblablement d’azote, le constituant majeure de la fine atmosphère plutonienne. Une information qui ne pourra être confirmée par les relevés spectroscopiques de la zone qu’en juillet 2015.

Une fois sur place, la sonde effectuera alors un survol de Pluton à 12.500 km d’altitude pour collecter un maximum de données pendant le court laps de temps où elle sera au plus près de l’ex-planète. Ces mesures seront stockées en mémoire puis progressivement envoyées vers la Terre. Il ne faudra pas moins de seize mois pour réaliser l’intégralité de ce transfert.

Sources : Nasa, S&A

– Crédits photo : NASA/JHU-APL/SwRI

Brice Louvet

Rédigé par Brice Louvet

Brice est un journaliste passionné de sciences. Ses domaines favoris : l'espace et la paléontologie. Il collabore avec Sciencepost depuis près d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.