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Faites-vous partie des 4% de la population mondiale préservée des maladies ?

Crédits : iStock

Si vous êtes en parfaite santé, vous faites peut-être partie des 4 % de la population mondiale à ne pas avoir été touché par la maladie. C’est le résultat de la dernière étude sur la Charge mondiale de morbidité, évaluée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Des chiffres qui montrent que la population mondiale vit de plus en plus longtemps, mais en moins bonne santé.

Des chercheurs ont rassemblé plus de 35 000 sources d’information issues de 188 pays différents pour mener à bien leur étude. Ils ont constaté que seulement 4,3 % de la population mondiale était en excellente santé. La probabilité de tomber malade augmentant avec l’âge, dans les pays développés, environ 64 % des enfants de moins de 5 ans avaient un problème de santé en 2013, contre 99,97 % des adultes de 80 ans et plus.

Certaines maladies ont touché plus de 10 % de la population mondiale. Les caries permanentes, les céphalées de tension et la perte d’audition liée à l’âge trustent les premières places du classement. Les chercheurs ont également constaté que les maladies les plus fréquentes n’étaient pas forcément les plus handicapantes. La lombalgie, la dépression, la douleur au cou, la migraine, le diabète et les troubles anxieux sont les maladies les plus recensées en 2013. Les gens vivent aussi plus longtemps avec des maladies telles que le diabète, la maladie d’Alzheimer et l’arthrose, même si ces pathologies sont celles qui ont le plus progressé entre 1990 et 2013. Par exemple, la mortalité n’augmente que de 9 % pour les personnes atteintes de diabète tandis que la part de la maladie progresse de 42 %.

Les chercheurs ont conclut que, bien que les efforts de santé publique ont mis l’accent sur la réduction de la morbidité, il est urgent de prêter attention à la perte de la santé. Les troubles musculo-squelettiques et les troubles comportementaux et mentaux n’ont pas reçu les attentions qu’ils méritaient. « Aborder ces questions exigera un changement dans les priorités de santé dans le monde, pas seulement pour maintenir les gens en vie jusqu’à un âge avancé, mais aussi pour les garder en bonne santé », conclut Theo Vos, principal auteur de l’étude.

Source : LiveScience