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Parkinson : La femme qui peut renifler la maladie avant qu’elle ne se déclenche

Crédits : Pixabay

De progrès pourraient prochainement être réalisés quant à la détection et l’identification des malades de Parkinson. Des chercheurs vont en effet déterminer si la maladie peut être diagnostiquée à partir d’une odeur corporelle spécifique, après qu’une Britannique ait pu « sentir » la maladie sur son mari.

C’est dans un communiqué publié le jeudi 22 octobre 2015 que la Fondation Parkinson UK a annoncé l’intention des chercheurs de creuser le lien entre cette maladie neuro-dégénérative et une odeur corporelle qui lui serait spécifique. Des recherches basées sur un témoignage, celui de Joy Milne, une Britannique de 65 ans qui avait remarqué un changement de l’odeur de son mari plusieurs années avant qu’il ne développe les symptômes de la maladie de Parkinson. L’homme est décédé cette année à l’âge de 65 ans.

« J’ai toujours eu un très bon sens de l’odorat et j’ai détecté très tôt qu’il y avait un changement subtil dans l’odeur de mon époux. C’est difficile à décrire, mais il y avait une odeur corporelle puissante, légèrement musquée. J’ignorais que c’était inhabituel et que cela n’avait pas été identifié avant » a-t-elle déclaré à la presse britannique. C’est en sentant la même odeur sur d’autres personnes atteintes de la maladie qu’elle s’est rendu compte de cette spécificité.

Qualifiée de « super nez » par les chercheurs, la dame étant capable d’identifier les personnes atteintes de la maladie simplement en sentant le tee-shirt dans lequel elles avaient dormi, ceux-ci ont alors entrepris le lancement d’un projet de recherche pour établir s’il existe bien un lien entre la maladie et l’odeur.

« Nous sommes dans les prémices de la recherche, mais s’il est prouvé qu’il y a une odeur unique associée à la maladie de Parkinson, notamment aux origines de la maladie, cela pourrait avoir un impact énorme », déclare Arthur Roach, le directeur de recherche de la fondation, dans le communiqué. « Pas seulement pour les diagnostics précoces, mais cela rendrait aussi beaucoup plus facile d’identifier les malades, de tester des médicaments qui pourraient avoir le pouvoir de ralentir ou même de stopper la maladie, ce qu’aucun médicament ne peut faire à l’heure actuelle », ajoute-t-il.

Pour cette étude, 200 personnes devraient être sélectionnées, certaines atteintes de la maladie de Parkinson et d’autres non, pour savoir s’il existe une possible modification du sébum causée par la maladie qui touche une personne sur 500 et entraîne une perte progressive des neurones.

Source : AFP