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Les chats sont-ils vraiment des êtres asociaux ? Pas si sur !

Crédits Pixabay

Devant l’extrême sociabilité des chiens, les chats, autres animaux de compagnie stars, sont souvent qualifiés d’asociaux. Une étude récente prouve le contraire, les félins préférant même l’interaction avec les humains au fait de manger. 

Avec les chiens, les chats sont les animaux de compagnie préférés des humains. Si les chiens font quasiment l’unanimité grâce à leur extrême sociabilité, il n’en est pas de même pour les chats, qu’une partie de la population considère comme asociaux. Le sont-ils réellement ? Il semble que non.

En effet, dans la revue Behavioural Processes, une équipe de chercheurs de l’université de l’Oregon, dans le nord-ouest des États-Unis, publie les résultats de ses travaux sur l’interaction chats-humains. Les conclusions des chercheurs sont claires : les chats aiment vraiment interagir avec les hommes, plus même que le fait de manger.

Pour parvenir à cette conclusion, l’étude a soumis une cinquantaine de chats à une série de tests cognitifs déjà expérimentés sur des chiens et des tortues. Une partie des chats provenaient de foyers, d’autres provenaient de refuges. Tous ont été privés de jouets, de nourriture et de contact avec les hommes pendant plusieurs heures avant d’être soumis à quatre catégories de stimuli : sociabilité humaine, nourriture, odeurs et jouets.

Résultat, une majorité des chats, de l’ordre de 50 %, ont préféré les contacts avec les hommes, contre 37 % pour la nourriture. De plus, il n’a été observé aucune différence dans ces résultats entre les chats d’appartements et les chats qui provenaient de refuges. « Les études menées sur les capacités cognitives des chats indiquent de plus en plus qu’ils possèdent des aptitudes sous-estimées et qu’ils sont plus complexes qu’on ne le pensait. Néanmoins, les chats ont toujours la réputation de ne pas être très sociables ni éducables. Cela pourrait être dû en partie à une méconnaissance des stimuli auxquels ils sont sensibles et donc de la meilleure manière de les stimuler », écrivent les chercheurs.

Ces derniers nuancent tout de même leurs conclusions, d’une part parce qu’il semble que la sociabilité des chats dépend en partie de l’histoire individuelle du spécimen ainsi que de sa race, d’autre part parce que l’échantillon étudié reste relativement trop mince pour en tirer de véritables conclusions.