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Cet os flexible imprimé en 3D pourrait réparer nos fractures !

Crédits : Université Northwestern

Il s’agit d’une grande avancée dans le domaine de l’orthopédie. Des chercheurs américains ont réussi la prouesse de concevoir une imprimante capable de produire des os sur mesure, synthétiques et flexibles. Côté applications, l’intérêt est bien présent : réparer des fractures et poser des implants dentaires.

Ce processus est très intéressant au niveau des perspectives espérées, et ce, pour un coût peu élevé. Ce qui représente une sacrée avancée en matière d’orthopédie est le fruit du travail de Ramille Shah de son équipe de chercheurs de l’Université Northwestern (état de l’Illinois) dont les travaux ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine.

« À la différence des autres greffes osseuses synthétiques existantes, ce nouveau matériau est à la fois élastique et très solide. Il peut aussi être découpé facilement », déclare la chercheuse dans un communiqué.

Rien qu’en France, près d’un million de personnes sont victimes de fractures chaque année. Bien que dans 90 % des cas ces fractures se consolident sans complications, 10 % restant font l’objet d’une attention toute particulière lorsque la pose d’un plâtre n’est pas suffisante.

En effet, des scientifiques planchent depuis des années sur des solutions performantes. En 2008, des chercheurs britanniques avaient réussi à fabriquer une sorte de pâte injectable capable de se transformer en tissu osseux et consolider une fracture. Cependant, les chercheurs américains ont réellement fait mieux avec cet os hyperélastique sur mesure imprimable en 3D. Ce dernier est destiné à remplacer la portion manquante et à régénérer le tissu détérioré.

(Crédit image : Université Northwestern)

« Le temps de fabrication d’un implant sur mesure pour un patient pourrait être de seulement vingt-quatre heures. Cela pourrait bouleverser la chirurgie cranofaciale et orthopédique et je l’espère, améliorer les résultats sur les patients », indique Ramille Shah.

Les tests pratiqués sur des macaques ont permis d’affiner la technique et d’optimiser les temps de fabrication et aucun risque de rejet n’a été observé. Côté composition, l’os aurait presque les mêmes caractéristiques que l’os humain. Il est en effet composé de poudre hydroxyapatite, de dentine et même d’os humain ! Dernier élément du cocktail : le polycaprolactone, un polymère biocompatible et biodégradable permettant la flexibilité évoquée. Prévue pour l’orthopédie, cette solution sera également utilisée en dentisterie.

Sources : We DemainICI Radio Canada