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Comment notre corps réagit-il à la peur ?

Credit: Flickr

Le 31 octobre dernier, jour d’Halloween, vous avez peut-être eu peur de quelque chose : un film, un déguisement réaliste ou encore… une apparition ! Blague à part, cette fête est chargée de symboles empruntés çà et là à des cultures diverses. Mais comment réagit notre corps face à cette peur ?

La peur est un mécanisme relatif à la survie qui se déclenche lorsque notre organisme est confronté à une source de stress que notre cerveau peut percevoir comme une menace. Dans ce cas, celui-ci déclenche tout une série de réactions qui nous permettent de nous enfuir ou de rester immobiles face à ce danger imminent.

Notre organisme s’active : la production d’hormones et de neurotransmetteurs occasionne une multitude de réponses. Ainsi, la respiration et la fréquence cardiaque augmentent tandis que le flux sanguin à destination de l’intestin grêle sera diminué puisqu’une partie sera redirigée vers les muscles. Ainsi, le corps se prépare à se battre ou à fuir, mais dans tous les cas, ce dernier est en alerte !

Il y a également des réponses à la peur que notre organisme a hérité de nos ancêtres, mais certaines semblent aujourd’hui inutiles. Par exemple, le fait que nos poils se hérissent n’a plus vraiment de sens puisque même le plus poilu des humains d’aujourd’hui est incomparable avec nos ancêtres qui eux avaient une vraie fourrure.

En revanche, s’immobiliser tel un animal lorsque l’on perçoit une menace peut s’avérer utile, tout comme l’augmentation de notre attention et ce du fait de certains mécanismes émotionnels. Même les bébés et les enfants en bas âge montrent des signes de peur comme face à un bruit inconnu, un mouvement soudain ou encore une crainte issue de leur imaginaire telle qu’un monstre sous le lit ou un fantôme dans la cave.

Plus tard, lorsque l’on prend de l’âge, le cerveau parvient à discerner les réels dangers et adapte ses réactions. Cependant, des réactions chimiques et hormonales de peur sont volontairement réveillées par des personnes qui vont faire un tour de montagne russe, regarder un film d’horreur ou encore se faire peur dans la pratique d’un sport extrême. Enfin, avoir peur permet parfois de relativiser nos angoisses quotidiennes qui ne sont finalement pas grand-chose face à un réel danger de mort ou de blessure grave par exemple.

Sources : Live Science — Maxi Sciences — Santé Magazine