Le mois d’octobre a été le plus chaud jamais enregistré dans le monde

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©Serhiy Stakhnyk/iStock

Réchauffement climatique oblige, les températures ne cessent d’augmenter d’année en année. Le mois d’octobre aurait ainsi été le plus chaud jamais mesuré, et ce dans le monde entier.

Selon le programme d’observation européen Copernicus, les températures de ce mois d’octobre représenteraient une anomalie thermique « exceptionnelle », faisant de 2023 l’année la plus chaude jamais enregistrée après le record de 2016.

15,4°C à la surface du globe en octobre

Avec une moyenne de 15,4°C à la surface du globe, le record du mois d’octobre de l’année passée est battu de 0,4°C. Cette température alarmante pour un début d’automne s’inscrit dans une série de records consécutifs : les cinq derniers mois auraient également été les plus chauds jamais enregistrés.

Selon les chercheurs du programme Copernicus, ce mois d’octobre est ainsi 1,7°C plus chaud que la moyenne de saison en comparaison aux années 1850 à 1900, période précédant l’apparition des émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux activités humaines.

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Vignobles de Provence sujets à la sécheresse ©Encrier/iStock

Des mesures d’urgence pour ne pas dépasser 1,5°C

Pour endiguer cette hausse constante des températures à l’échelle mondiale, Copernicus rappelle, à l’aube de la 28e conférence climatique de l’ONU, l’importance des mesures d’urgence :

Le sentiment de devoir prendre d’urgence des mesures climatiques ambitieuses à l’approche de la COP28 n’a jamais été aussi fort.

Afin de ne pas dépasser la limite fixée par l’Accord de Paris, la communauté internationale s’est de nouveau engagée à limiter la hausse moyenne de la température mondiale à 1,5°C. Au-delà, les catastrophes écologiques seront dévastatrices, aussi bien pour la biodiversité que pour l’humain.

Actuellement, les scientifiques estiment le réchauffement planétaire à environ 1,2°C par rapport aux années 1850-1900. L’Organisation Météorologique Mondiale a quant à elle estimé au printemps que cette barre serait franchie pour la première fois.

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Lit de la rivière Tamina asséché, canton de Saint-Gall, Suisse ©Lucia Gajdosikova/iStock