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Nouvelle-Zélande : les punaises ne sont pas les bienvenues

Crédits : Flickr / Melissa McMasters

Un bateau japonais qui devait livrer une cargaison d’automobiles a été contraint de repartir sans avoir pu décharger. Selon les autorités néo-zélandaises, de nombreuses punaises considérées comme des ravageuses de cultures agricoles ont été retrouvées à bord.

La Nouvelle-Zélande ne ménage pas ses efforts pour protéger son agriculture. Dernièrement, un navire en provenance du Japon a dû rebrousser chemin en raison du fait que celui-ci contenait de nombreux insectes nuisibles. Les autorités ont ainsi empêché une contamination du pays.

En effet, la Nouvelle-Zélande – qui ne produit plus aucune automobile depuis 1990 – doit en importer et se tourne depuis quelques années vers le Japon et ses grandes marques telles que Toyota, Honda ou encore Nissan. Cependant le 6 février 2018, un navire en provenance du pays du soleil levant contenant un chargement d’automobiles a été renvoyé sans avoir pu décharger.

Le problème est que les véhicules contenaient de nombreuses punaises, et qu’un traitement aurait dû être effectué au préalable. Par ailleurs, comme les ports néo-zélandais ne possèdent pas d’infrastructures permettant un tel traitement, le navire a été contraint par les autorités de repartir. Cependant, ce dernier a été envoyé vers l’Australie qui possède les moyens de désinfection nécessaires.

Concernant la punaise, il s’agit de la Halyomorpha halys (ou punaise diabolique). Selon Radio New Zealand, les punaises diaboliques ont été responsables ces dernières années de la perte de nombreux emplois dans l’agriculture, principalement en ce qui concerne les kiwis, tomates, et cerises. Cela a ainsi représenté un manque à gagner de 4 millions de dollars, selon le New Zealand Institute of Economic Research (NZIER).

De plus, le traitement face à ces insectes (à base de fluorure de sulfuryle) endommagerait parfois les habitacles des voitures qui deviendraient alors invendables. D’ailleurs, cet agent chimique est interdit en Nouvelle-Zélande. Enfin, depuis le renvoi de ce navire, trois autres bateaux ont été également refusés pour les mêmes raisons.

Sources : Radio New ZealandConsoGlobe