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Une nouvelle technique chirurgicale est parvenue à rendre à des non-voyants une vision de 20/20 !

Crédits : Pixabay

Selon une étude récente, les patients non-voyants victimes de lésions cérébrales dévastatrices sont aujourd’hui capables de recouvrer la vue après une chirurgie oculaire « de routine ».

On estime aujourd’hui à 2,5 millions chaque année le nombre de personnes victimes de lésions cérébrales traumatiques rien qu’aux États-Unis. Ce type de lésions peut notamment causer de graves dommages, altérer considérablement la vision d’un patient et parfois même conduire à la cécité. Néanmoins, une étude récente publiée dans la revue Ophthalmology et menée conjointement par des chercheurs de la Washington University School of Medicine, à St Louis, de l’Université Wayne State de Detroit et du LV Prasad Eye Institute en Inde suggère que la vue pourrait être restaurée à 100 % chez les personnes qui ont souffert d’une lésion cérébrale traumatique.

Mieux encore, les chercheurs ont réussi à restaurer la vision chez des patients qui étaient légalement aveugles avant leur blessure. Cette étude surprenante consistait à opérer un échantillon de 20 patients traités pour le syndrome Terson, un type spécifique d’hémorragie causé principalement par des lésions traumatiques suite par exemple à des collisions entre véhicules. La procédure consistait alors à procéder à une vitrectomie : on enlève le tissu gélatineux logé entre le cristallin et la rétine de l’œil et on la remplace par une solution saline. Avant la chirurgie, certains des patients pouvaient à peine détecter une main s’agitant devant leurs yeux. En revanche, quelques mois seulement après l’opération, presque tous les patients avaient retrouvé une vision de 20/20 (une acuité visuelle normale et parfaite).

Notons également que les chercheurs ont divisé l’échantillon de patients en deux groupes de 10, le premier groupe subissant la chirurgie dans le mois qui suivait l’hémorragie et le second trois mois plus tard. Les deux groupes ont alors réagi de la même manière en recouvrant la moitié de leur acuité visuelle un mois après l’opération et recouvrant la totalité de leur acuité dans les trois mois qui suivirent. En d’autres termes, la durée d’attente entre le traumatisme et la chirurgie n’est donc pas importante, les résultats étant in fine les mêmes.

« Ces résultats sont très encourageants », explique le Dr Rajendra S. Apte, de l’École de médecine de l’Université de Washington. « Ces patients souffrent bien souvent d’autres problèmes liés aux lésions cérébrales et nous ne pouvons travailler sur l’œil que lorsque le patient est stabilisé ». « Il était important de savoir combien de temps nous pouvions attendre pour opérer sans avoir d’effet négatif sur la vision ». Ceci pourrait avoir un impact énorme sur ces statistiques alarmantes, offrant de l’espoir à des millions de personnes chaque année.

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