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Une nouvelle technique à base de métal liquide pourrait annoncer l’arriver des composants électroniques de demain

Crédits : Royal Melbourne Institute of Technology / Torben Daeneke

Une équipe de chercheurs australiens ont au point une technique permettant d’obtenir des couches métalliques bidimensionnelles à base de métal liquide. Cette innovation pourrait booster la fabrication de composants électroniques plus performants.

En matière de téléphonie mobile, s’il y a quelques années le but était de concevoir le plus petit et le plus compact des appareils, la tendance est aujourd’hui à la recherche de performance, de nouveaux composants plus souples ainsi que d’une augmentation de la dimension des smartphones. Le problème qui se pose est relatif aux matériaux disponibles qui sont soit cassables, soit pas assez souples ou pas assez performants.

Une équipe de chercheurs de la Royal Melbourne Institute of Technology (Australie) a tenté d’apporter leur solution, en élaborant une nouvelle méthode décrite en détail dans une publication de la revue Science le 20 octobre 2017.

Un des avantages de cette nouvelle technique est que celle-ci est peu couteuse et non toxique, reposant sur du métal liquide afin de créer des couches fines à associer à de nombreux métaux. Il serait alors possible, selon les chercheurs, de traiter un tiers des éléments chimiques. L’exemple donné est un alliage de gallium similaire à de l’aluminium.

Le métal souhaité (sous forme de goutte) a été dissous dans du gallium liquide et une pellicule d’oxyde s’est alors formée. Lorsque la goutte est posée sur une surface lisse, celle-ci laisse une trace : une couche d’oxyde de quelques atomes d’épaisseur à la manière d’un crayon de papier laissant une trace de carbone sur un bout de papier. Cette couche bidimensionnelle peut alors être récupérée.

Crédits : Royal Melbourne Institute of Technology / Torben Daeneke

Selon Torben Daeneke, principal meneur de l’étude, il suffirait d’injecter de l’air dans la goutte pour produire plus de couches car davantage de métal peut s’oxyder. Selon le chercheur, les premières applications industrielles pourraient apparaître dans cinq ans.

Sources : Space DailyScience & Vie