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Que nous apprend cette nouvelle photo signée du JWT ?

La Galaxie de la Roue de chariot photographiée par le JWT. Crédits : NASA, ESA, ASC,

L’équipe du JWT a publié ce mardi les dernières images de l’observatoire. La star de cette nouvelle collection n’est autre que la galaxie de la Roue de chariot (Cartwheel, en anglais), qui, comme vous pouvez le constater, porte bien son nom. Situé à environ 500 millions d’années-lumière de la Terre, cet objet avait déjà été étudié par le passé, mais jamais avec autant de détails.

Un tableau spectaculaire

Les astronomes étudient la Galaxie de la Roue de chariot depuis des décennies. Initialement, l’objet avait été repéré et inspecté par deux observatoires au sol en Australie. Cependant, il est surtout connu du télescope spatial Hubble qui a produit les premières images détaillées de la galaxie dans les années 1990.

L’apparence de cette galaxie est le fruit d’une collision galactique produite il y a des centaines de millions d’années. Les astronomes supposent que la Roue de chariot, qui ressemblait probablement à la Voie lactée, s’est fait percuter par une galaxie. Au lieu de rester coincée dans la plus grande, cette plus petite galaxie a cependant continué sa route. C’est pourquoi elle n’est pas visible sur l’image publiée par la NASA.

Les collisions galactiques ne sont pas rares dans l’espace, bien qu’il soit rare qu’elles aboutissent à une forme aussi étrange et hypnotisante. C’est d’ailleurs cette apparence qui a motivé les astronomes à l’étudier pendant des décennies.

Environ 1,5 fois plus grande que la Voie lactée, la Roue de chariot est toujours en expansion. De nouvelles étoiles se forment à la fois à l’intérieur de son anneau extérieur et près du centre. On ignore néanmoins quelle sera sa taille finale.

Notez que les images composites de cette galaxie étaient déjà disponibles le 12 juillet, lorsque la NASA a publié les cinq premières images du télescope. Elles ont depuis été travaillées de manière à les rendre plus accessibles visuellement au grand public, mettant en évidence les jeunes étoiles vives aux teintes bleues, les molécules aux tons rouges des étoiles plus anciennes et la poussière spatiale flottant entre les anneaux.

Roue de chariot
La galaxie photographiée par Hubble. Crédits : ESA/Hubble et NASA
Roue de chariot
La Galaxie de la Roue de chariot photographiée par le JWT. Crédits : NASA, ESA, ASC,

Percer les voiles de poussière

La technologie permettant de détecter cette lumière avec autant de détails est ce qui distingue les images du JWT de celles réalisées par Hubble. Alors que ce dernier avait certaines capacités pour enregistrer la lumière dans le spectre infrarouge, son successeur est plus avancé, nous garantissant ainsi des images plus éclatantes.

Lorsque Hubble a capturé la galaxie dans les années 1990 par exemple, les « rayons » de cet objet étaient obscurcis par des nuages ​​​​de gaz qui diffusaient la lumière, ce qui empêchait de voir facilement les milliers d’étoiles se former à l’intérieur. Étant donné qu’il peut étudier les longueurs d’onde de la lumière infrarouge moyen et proche infrarouge, le JWT est capable de filtrer cette poussière. Ces observations permettent aux astronomes de retenir plusieurs informations nouvelles, telles que l’absence de formation d’étoiles dans certaines zones entre les rayons de la roue.