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Une nouvelle arme pour lutter contre l’obésité : la manipulation génétique

Crédits : iStock

Il semblerait nous ne soyons pas tous égaux face à l’obésité. En effet, une équipe de chercheurs américains a découvert des gènes clés contrôlant le mécanisme qui brûle ou emmagasine les graisses de l’organisme.

Si des chercheurs britanniques avaient réussi à isoler le gène de l’obésité (FTO) prouvant la relation évidente entre la génétique et l’obésité, des scientifiques américains nous apprennent aujourd’hui qu’une manipulation du mécanisme géré par ce gène peut contrarier l’obésité en elle-même.

Pour parvenir à ses conclusions, les scientifiques ont prélevé des échantillons graisseux sur des personnes porteuses de la variation génétique FTO et d’autres qui ne l’avaient pas. Ils se sont aperçus que deux gènes distants, IRX3 et IRX5, contrôlés par FTO, étaient la clé. En effet, si l’un des gènes produit une activité plus importante que l’autre, le métabolisme va emmagasiner les graisses au lieu de les brûler.

« Des études précédentes ont tenté de découvrir le lien entre la mutation génétique FTO et la régulation de l’appétit ou la propension à faire de l’exercice et le contrôle du cerveau. Mais des analyses de plus d’une centaine de tissus adipeux humains et de différents types de cellules de graisse indiquent l’absence de lien avec le cerveau, et que le mécanisme génétique réside principalement dans des cellules des tissus adipeux » indique Melina Claussnitzer, professeur au département des sciences informatiques du MIT.

Pour appuyer leurs recherches, les scientifiques ont ensuite manipulé les gènes responsables sur des souris afin d’inverser la tendance. Le résultat : le métabolisme des rongeurs a rapidement augmenté entraînant une nette perte de poids, et ce, sans changement de leur niveau d’activité physique ou de leur appétit. « L’impact sur l’organisme a été spectaculaire. Ces souris sont devenues 50 % plus minces que celles du groupe de contrôle et elles n’ont pris aucun poids même avec un régime alimentaire plus riche en graisse, brûlant plus d’énergie même dans leur sommeil, ce qui indique une modification drastique de leur métabolisme » selon Melina Claussnitzer.

Les scientifiques rappellent dans leur étude que 44 % des populations européennes sont génétiquement prédisposées à l’obésité, car porteuses de la variation génétique FTO. Les résultats obtenus pourraient permettre à l’avenir de développer des traitements efficaces pour lutter contre l’obésité.

Source : France TV Info