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Nouveau traitement et nouvel espoir pour les personnes atteintes d’Alzheimer

Crédits : iStock

C’est une équipe américano-suisse qui a testé un nouveau traitement à base d’anticorps pour les personnes qui sont atteintes de la maladie d’Alzheimer, un traitement qui a montré des résultats « impressionnants » sur plus d’une centaine de patients qui ont participé à l’étude clinique.

À l’Université de Zurich, on s’est associé avec l’entreprise américaine Biogen pour tester un nouveau traitement sur les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ce traitement a été développé à base d’un anticorps monoclonal baptisé « Aducanumab », lequel s’attaque de manière ciblée aux plaques amyloïdes en se liant à elles pour mieux les dégrader. Durant une année entière, ce sont 165 patients atteints par un stade précoce de la maladie qui ont participé à une première étude clinique, laquelle a montré d’excellents résultats, puisque les dépôts de peptide bêta-amyloïde ont effectivement été réduits.

« L’action de l’anticorps est impressionnante, et son effet dépend de la dose et de la durée de la thérapie« , indique le Pr Nitsch, qui dirige l’équipe des chercheurs suisses, dans la revue Nature. Mieux, chez les patients qui ont reçu la dose la plus élevée, les plaques avaient pratiquement disparu au bout d’un an. « Alors que chez les patients du groupe placebo, les capacités cérébrales se détérioraient de manière significative, elles sont restées nettement plus stables chez ceux qui se sont vu administrer la dose la plus élevée de l’anticorps« , précise le Pr Nitsch.

En ce qui concerne les effets secondaires, de petits épisodes de maux de tête légers à moyens ont été constatés chez certains patients. Aussi, de légères anomalies probablement liées à l’élimination des dépôts ont aussi été observées à l’imagerie à résonance magnétique (IRM). Mais pour le Pr Nitsch, il s’agit là d’un sérieux pas en avant réalisé dans la lutte contre cette maladie neurodégénérative, pour laquelle un diagnostic précoce est un enjeu essentiel, les dépôts de plaques neurotoxiques intervenant effectivement plus de dix ans avant l’apparition des premiers symptômes.

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