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Nouveau record : l’air que nous respirons n’a jamais été aussi pollué

Crédits : Keeling Curve

La semaine dernière, la pollution au dioxyde de carbone sur Terre aurait atteint un niveau qui n’avait jamais été franchi dans l’histoire de l’humanité. Un nouveau record, pas très glorieux.

Selon l’ONG Climate Central qui diffuse des données scientifiques sur le climat, le 18 avril dernier, les concentrations atmosphériques en dioxyde de carbone ont été mesurées à 410 parties par million (ppm). C’est un record absolu jamais atteint dans l’histoire de l’humanité. En 1958, ce taux n’était « que » de 280 ppm. « Nous sommes dans une nouvelle ère », commentait il y a quelques jours Ralph Keeling, directeur du programme de CO2 Scripps Institution. Le taux de CO2 dans l’atmosphère est en effet au plus haut depuis des millions d’années. Pour parvenir à ce constat, ils ont analysé des bulles d’air emprisonnées dans des glaces très anciennes.

« C’est une nouvelle atmosphère avec laquelle l’humanité devra faire face, une atmosphère qui piégera davantage la chaleur et provoquera de plus en plus de dérèglements climatiques », prévient l’organisation non gouvernementale. Alors que des facteurs naturels comme El Niño, un courant saisonnier chaud de l’océan Pacifique à l’origine d’un réchauffement cyclique global, ont entraîné plus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère au cours des deux dernières années, ces nouveaux enregistrements sont principalement alimentés par « ceux » qui brûlent des combustibles fossiles en quantités considérables et créent à leur tour des quantités record de dioxyde de carbone. Les industriels sont ici visés en participant à plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre selon les chercheurs.

Smog à Los Angeles / Crédits : iStock

Transports, chauffage, production d’électricité, activités industrielles ou agricoles, la combustion des énergies fossiles est en effet pointée par les scientifiques américains comme le « premier facteur de pollution aux gaz à effet de serre ». Concrètement, ces nouveaux relevés suggèrent que pour la première fois depuis 4 millions d’années, sur 1 million de molécules présentes dans l’atmosphère, plus de 410 sont des molécules de C02. C’est très inquiétant quand on sait qu’une partie de ce C02 restera dans l’atmosphère durant des milliers d’années, quand bien même la combustion des énergies fossiles s’arrêterait partout sur la planète du jour au lendemain, cela aura pour conséquences l’aggravation du réchauffement climatique et de la pollution de l’air.

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