in

Un nouveau procédé pour exploiter l’énergie marémotrice

Crédits : Kepler Energy

Encore peu utilisée, l’énergie marémotrice présente un potentiel important. Au Royaume-Uni, la collaboration entre le département des sciences de l’ingénieur de l’Université d’Oxford et la société Kepler Energy a permis le développement d’un nouveau procédé visant à l’exploiter.

L’énergie marémotrice désigne l’énergie exploitée en tirant profit du phénomène des marées. Son potentiel est aujourd’hui assez peu exploité : un peu plus de 500 MW de puissance installée, alors que le potentiel total mondial est estimé à 160 GW, soit une production de 380 TWh/an.

Au Royaume-Uni, un nouveau procédé destiné à la valoriser et à l’exploiter a été mis au point par la société Kepler Energy, avec la collaboration du département des sciences de l’ingénieur de l’Université d’Oxford. Son nom ? THAWT, pour « Transverse Horizontal Axis Water Turbine », un dispositif qui présente l’avantage d’être exploitable en eaux peu profondes.

Un design en « clôture » qui intègre des turbines installées horizontalement, de manière à être étirables, qui fonctionnent indépendamment et sont reliées entre elles. L’objectif ici est d’exploiter au maximum l’énergie inépuisable dégagée par la force des mouvements des marées, sans endommager l’écosystème marin. Autre avantage, son coût sensiblement inférieur aux autres énergies marines, comme les centrales éoliennes offshore par exemple.

« Des essais expérimentaux de modèles réduits ont montré que le dispositif est capable de produire de l’électricité avec une efficacité significative », expliquent les chercheurs de l’Université d’Oxford. Désormais, la société Kepler Energy compte installer un premier exemplaire d’une longueur d’un kilomètre au niveau du canal de Bristol, un estuaire qui sépare le sud du Pays de Galles de l’ouest de l’Angleterre. Un projet qui pourrait être achevé d’ici à 2021, mais l’ambition est grande pour la société britannique. « Si nous pouvons mettre en place un dispositif de 10 kilomètres de long […] on a des capacités qui peuvent atteindre 5 ou 600 MW », ajoute Peter Dixon, directeur de Kepler Energy. « Pour mieux visualiser, c’est l’équivalent d’un petit réacteur nucléaire dans le canal de Bristol ».

Sources : businessinsider, intermines

– Illustration : Kepler Energy