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Un nouveau matériau capable de s’auto-réparer de façon quasi-instantanée

Crédits : Capture vidéo

Des chercheurs ont créé un nouveau matériau capable de s’auto-réparer en quelques secondes grâce à la résine spéciale qu’il contient. Dans le cadre de l’exploration spatiale, cette invention pourrait servir à prémunir l’équipage des risques liés à une dépressurisation brutale, si jamais la coque de l’habitacle venait à être percée suite à un impact violent. Explications.

Le cosmos est rempli de nombreux débris qui présentent des risques non négligeables dans le cadre de l’exploration spatiale. Et pour cause, on imagine facilement les conséquences désastreuses que pourrait avoir un impact s’il venait à créer une brèche dans la coque d’un vaisseau ou de la station spatiale internationale (ISS). C’est en partant de ce constat qu’une équipe de chercheurs de l’université du Michigan a eu l’idée de créer, en collaboration avec la NASA, un matériau d’un tout nouveau genre capable de s’auto-réparer en quelques secondes s’il est percé.

Cette invention, qui a fait l’objet d’une publication dans la revue American Chemical Society’ s ACS Letters, fonctionne de manière relativement simple grâce à une résine liquide — le « thiol-ene-trialkylborane » – ayant la particularité de réagir au contact de l’oxygène en se solidifiant. Celle-ci est contenue et isolée de l’air extérieur par deux plaques solides. Ainsi, lorsque la structure vient à être perforée, la résine s’écoule de manière à venir combler la zone endommagée avant de sécher en quelques secondes. De cette façon, la brèche se retrouve réparée quasi instantanément !

Dans le cadre d’une expérience visant à tester l’efficacité de ce nouveau matériau, les chercheurs ont tiré dessus une balle de 5,68 mm de diamètre tout en filmant l’ensemble de la séquence à l’aide d’une caméra à 100.000 images par seconde (voir vidéo ci-dessous). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat semble plus que satisfaisant…

Si les recherches sur cette invention venaient à être poursuivies, il se pourrait alors qu’elle soit un jour utilisée dans le domaine de l’astronautique. Ainsi, si la coque d’un vaisseau fabriqué à partir de ce matériau venait à être perforée, la résine réagirait avec l’oxygène contenu côté habitacle afin de combler la brèche et limiter de cette façon tous les risques liés à une dépressurisation brutale.

Sources: American Chemical Society’s ACS Letters – S&A