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Un nouveau calmar géant s’échoue en Afrique du sud

Crédits : SWNS

Le mardi 16 août, la carcasse d’un calmar géant s’est échouée sur le rivage de Scarborough au Cap, en Afrique du Sud. L’animal, qui mesurait près de 4,3 m de long, est le deuxième animal de ce genre à apparaître sur une plage de la région cette année. Pour l’heure, la cause de sa mort est encore débattue.

Un calmar géant (Architeuthis dux) s’était déjà échoué cette année près du Cap à environ dix kilomètres au nord-ouest de Scarborough Beach. Découvert le 30 avril dernier, ce céphalopode mesurait environ 3,5 m de long. Il s’agissait d’un petit spécimen. À titre de comparaison, le plus grand calmar géant jamais vu mesurait treize mètres de long.

Le nouveau calmar échoué sur la plage de Scarborough cette semaine semblait être un autre spécimen de cette espèce. Il mesurait 4,26 m de long. La majeure partie de sa peau s’était abrasée, probablement en raison de son échouage sur le rivage rocheux. Par ailleurs, certains de ses bras étaient coupés. La peau restante sur le manteau (la gaine musculaire qui abrite ses organes) affichait une lueur blanche exposée au Soleil.

Une aventure trop près du rivage ?

Sans un examen précis de ses organes internes, il sera difficile de déterminer la cause de son décès. « Il se peut que le calmar se soit aventuré dans des eaux peu profondes près du rivage pour se nourrir et ait été heurté par une hélice de navire« , suppose Dylan Clarke, conservateur au Iziko South African Museum. « Cependant, cela reste difficile à prouver sans témoins« .

Si les calmars géants vivent généralement dans des eaux glaciales entre 500 à 1 000 mètres sous la surface de l’océan, ils s’aventurent en effet régulièrement dans des eaux moins profondes pendant la soirée pour se nourrir (on parle alors de migration verticale quotidienne).

De plus, les scientifiques ont pu déterminer l’âge du calmar en fonction de ses organes reproducteurs et de ses statolithes. Il s’agit de petites masses minéralisées situées à l’intérieur des organes sensoriels de la tête du calmar qui accumulent des « anneaux de croissance » au fil du temps. D’après ces analyses, ce calmar avait un peu moins de cinq ans au moment de sa mort.

Des chercheurs ont tout de même recueilli plusieurs échantillons de tissus. Ces derniers seront bientôt examinés et travaillés de manière à pouvoir séquencer l’ADN de l’animal. Des analyses chimiques permettront également de détecter d’éventuels polluants et autres isotopes stables (éléments chimiques non radioactifs avec un nombre variable de neutrons dans leurs noyaux). Ces résultats, couplés à un examen du système digestif, pourraient nous en apprendre davantage sur son alimentation.

Une fois analysé, ce nouveau calmar de Scarborough Beach rejoindra une collection d’autres spécimens conservés au musée sud-africain d’Iziko. Tous ont été acquis grâce à de tels échouages ​​ou lors de prises accidentelles suite à des chalutages de fond.